Infrastructures

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Pour soutenir une économie en pleine croissance, le Niger s’est lancé ces dernières années dans une politique de modernisation de ses infrastructures, les routes, les aéroports entre autres ont ainsi connu des améliorations significatives ce qui a grandement contribué à rendre la mobilité urbaine et interurbaine plus fluide.

Les routes

Vaste pays s’étirant sur plus d’un millier de kilomètres, le Niger est traversé de part et d’autre par plusieurs axes routiers. Selon les derniers donnés, le pays disposerait de 18 949 Km de routes. Sur ce total, 23% soit 4770 km de routes sont bitumés. Ce chiffre représente une nette progression par rapport aux années 90 où le pays comptait 8% de routes bitumées. Toutes les routes reliant les principales villes du pays sont goudronnées. Les principaux axes sont :

- La route nationale : elle traverse le pays d’Ouest en Est et constitue la plus longue route du réseau routier. Elle relie les différents chefs-lieux de régions de Tillabéry à Diffa sur plus de 1500 km. Elle est encore appelée Route de l’Unité et joue un rôle politique, économique et social majeur.

- La route assurant la liaison Tahoua-Arlit qui permet l’acheminement de l’uranium d’où son nom « route de l’uranium » sur plus de 600 km.  Fortement dégradé, cet axe est actuellement en cours de rénovation.

- la route reliant Zinder à Agadez couvre 460 km.

À côté de ces axes internes, le Niger est relié au Togo par l’axe Lomé-Niamey et au Bénin par l’axe Cotonou-Niamey. Ces deux axes sont totalement bitumés.

La majorité des routes bitumées est concentrée au sud du pays, historiquement plus peuplé.

Ces dernières années, de nombreux chantiers de construction de routes ont été lancés pour fluidifier la circulation intra territoriale. Plusieurs chantiers, dont la construction d’une route longue de 200km pour rallier la frontière avec le Tchad, sont en cours.

L’entretien routier est confié depuis 2019 à l’Agence de maîtrise d’ouvrage déléguée de l’entretien routier (Amoder). Selon les estimations, le pays aurait besoin de 40 milliards par an pour entretenir ses routes, il ne parvient pour l’instant qu’à mobiliser 12 milliards.

Les chemins de fer

L’histoire des chemins de fer au Niger est celle de plusieurs projets avortés. Historiquement, le Niger n’a jamais connu de chemin de fer. L’axe ferroviaire Dakar-Niger n’a jamais atteint le territoire national et s’est arrêté à Koulikoro au Mali. En 2014 à la suite d’un accord passé avec le Bénin, un an plus tôt, pour la réalisation du vieux projet de construction de voie ferrée Niamey-Cotonou, la gare ferroviaire de Niamey a été inaugurée et un train de circonstance avait circulé sur un tronçon long de 500m. Le projet n’est jamais arrivé à maturité, toutefois il n’est pas abandonné.

Actuellement, une ligne reliant Maradi à Kano est en cours d’étude. Les gouvernements du Nigéria et du Niger se sont engagés pour sa réalisation dans les plus brefs délais pour booster le commerce entre les deux pays et renforcer l’intégration régionale.

Les ports

À cause d’une navigation difficile, le Niger ne dispose pas de port fluvial sur le fleuve Niger. Le pays possède toutefois un port sec à Dosso dont la construction a été initiée en 2015 avec l’assistance financière de la SFI.

Les aéroports

Le Niger compte trois aéroports internationaux et de nombreux aérodromes.

Principal aéroport du pays, l’aéroport Diori Amani de Niamey relie Niamey aux grandes capitales du monde. Chaque année des centaines de milliers de passagers et des milliers de tonnes de frêt transitent par cet aéroport. Les données publiées en 2013 font mention d’environ 165 000 passagers et 2000 tonnes de frêt.  L’aéroport affiche un taux de ponctualité des vols supérieur à 95%. En 2019, dans le cadre du sommet de l’Union africaine et du programme de modernisation de la ville Niamey-Nyala, l’aéroport a été entièrement rénové pour un montant estimé à 101 milliards FCFA, mobilisé grâce à un partenariat public privé.

Second aéroport du pays par son trafic, l’aéroport international Mano Dayak d’Agadez est doté d’une piste de 3000 mètres qui lui permet d’accueillir des gros porteurs.  Historiquement, elle accueille principalement les touristes désireux de visiter l’Air et le Ténéré.  L’aéroport a été rénové en 2003.

L’aéroport international de Zinder est le troisième et plus jeune aéroport du pays.  Il est situé dans la ville de Zinder au centre du pays. 

De nombreuses villes et localité du pays disposent d’aérodromes. C’est ainsi le cas des villes de Maradi, de Tahoua, de Diffa, de Dirkou, de Doutchi, de Gaya, de Gouré, de Tillabery, d’Iférouane, de Tanout et de Tessaoua. La quasi-totalité de ces aérodromes ne peuvent accueillir que des petits porteurs.

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