Social

La Commission nationale des droits humains condamne l'interdiction par les autorités, des manifestations les jours ouvrables au Niger

La Commission nationale des droits humains condamne l'interdiction par les autorités, des manifestations les jours ouvrables au Niger

(Niamey et les 2 jours) - Dans son rapport annuel 2017, la Commission nationale des droits humains (CNDH) condamne les restrictions aux droits à la liberté de manifestation au Niger ; notamment, le droit d’exprimer son mécontentement publiquement les jours ouvrables. Pour cette organisation, les droits politiques supposent, entre autres, la liberté de manifestation et de réunion, le droit de vote et d’éligibilité. Raison pour laquelle, « l’État doit s’investir davantage pour garantir les libertés publiques et mettre fin aux cas de violations constatés dans ce domaine par le retrait, par exemple, de l’arrêté du maire du 4ème arrondissement communal de la ville de Niamey du 12 janvier 2017 interdisant les manifestations les jours ouvrables ».

C’est d’ailleurs l’application de cette loi qui justifie l’arrestation des membres de la société civile ou encore l’interdiction des meetings contre la loi de finances 2018 au Niger ces derniers mois. Le dernier cas en date est l’interdiction de la marche de contestation de la société civile nigérienne du 5 juin dernier au motif qu’elle devait se tenir un jour ouvrable.

Par ailleurs, dans ce rapport présenté le 1er juin à l’Assemblée nationale par le président de la CNDH, Khalid Ikhiri (photo), l'organisation décrie quelques entorses à la liberté d’expression. L’exemple de plusieurs interpellations et arrestations constatées dans le rang des journalistes. Le CNDH recommande donc pour cela, que des mesures soient prises par l’État pour la mise en œuvre des textes nationaux et instruments juridiques ratifiés par le Niger dans le cadre de la jouissance de la liberté de la presse.

Banner 2

Banner 4

Banner 1

Banner 3

Please publish modules in offcanvas position.