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Le gouvernement nigérien réagit suite à la grève des enseignants-chercheurs et les invite à reprendre les cours

Le gouvernement nigérien réagit suite à la grève des enseignants-chercheurs et les invite à reprendre les cours

(Niamey et les 2 jours) - Depuis le 3 septembre dernier, date de la rentrée académique, les universités d’Etat au Niger sont paralysées par une grève des enseignants-chercheurs réunis au sein du Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs du supérieur (SNECS). 

Ceux-ci revendiquent la reprise du processus électoral du recteur et du vice-recteur à l’université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi, le règlement des arriérés de tous les droits statutaires en souffrance dans les universités publiques et aussi l'instauration de la loi des programmations pour la construction des infrastructures. 

Suite à l’échec des négociations avec le gouvernement, le SNECS a décidé, vendredi dernier, de reconduire son mot d’ordre de grève, du lundi 17 au samedi 22 septembre prochain.

Le gouvernement n’a pas tardé à répondre. Au cours d’un point de presse organisé le 16 septembre, le ministre de l’Enseignement supérieur, tout en invitant les enseignants à reprendre le chemin de la Fac, a fait le point sur ce qui a déjà été fait pour la gestion de cette crise.

Selon le membre du gouvernement, plusieurs réformes sont en cours dans le secteur universitaire au Niger. Il affirme d’ailleurs avoir fait cas de toutes ces réformes au SNECS avant le début de la grève, le 3 septembre.

« A l’occasion, je leur avais dit la volonté du gouvernement de mettre en œuvre un certain nombre de réformes visant la restauration de l’autorité de l’Etat dans nos universités. Et à l’assainissement dans les écoles et dans les universités du pays », a affirmé Yahouza Sadissou (photo).

Ces réformes devaient porter sur trois points et tous en rapport avec la gouvernance dans les universités. Notamment la révision des textes portant nomination des recteurs. Ces derniers vont désormais être nommés comme c’est le cas dans les Etats membres du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), et non élus. Il sera également question du renforcement du pouvoir des responsables des universités (les recteurs, doyens et chefs de département). Et enfin, le renforcement de la charge horaire des enseignants-chercheurs au Niger, qui est actuellement de 120 heures par an. 

S’agissant des arriérés, « je voudrais à ce stade dire que nous n’avons aucun arriéré de salaire dans aucune université. Et même avec la prime de recherche, nous n’avons presque pas d’arriérés. Il y a le cas de Tillabery et quelques cas par-ci par-là qui ne sont pas des cas généraux. Nous attendons qu’on nous fasse le point, et nous prenons l’engagement de payer », a-t-il martelé. 

Et enfin, sur les infrastructures, le membre du gouvernement a révélé que dans le budget 2019, le volet consacré aux infrastructures dans les universités a presque doublé. Ce qui permettra de doter ces institutions d’infrastructures.

SG                  

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