Sécurité

Présence des armées étrangères, enlèvement à Nguelewa, situation au lac Tchad… les réponses du ministre de la Défense

Présence des armées étrangères, enlèvement à Nguelewa, situation au lac Tchad… les réponses du ministre de la Défense

(Niamey et les 2 jours) - Le ministre nigérien de la Défense a tenu un face-à-face, samedi dernier, avec la presse locale, en marge d’un déjeuner de presse. L’occasion pour Kalla Moutari (photo) de répondre amplement aux questions des journalistes sur différents sujets d’ordre sécuritaire du pays. 

Sur la présence des bases militaires étrangères, qui fait débat depuis l’établissement de certaines puissances occidentales, le ministre nigérien informe qu’il n’y a que deux bases militaires étrangères établies au Niger : celles de la France et des Usa. 

« Ils sont chez nous pour accompagner le processus de retour de la paix dans les pays voisins (Mali et Libye). C’est leur mission essentielle, s’approcher des théâtres d’opération», explique-t-il. « C’est chemin faisant que nous avons voulu profiter de cette présence pour former nos soldats, obtenir certains équipements ou l’assistance de ces armées qui sont mieux équipées que nous», a-t-il ajouté.

 En ce qui concerne l’annonce de soldats italiens au Niger, Kalla Moutari informe que c’est le Niger qui fait appel aux forces étrangères, s’il en ressent le besoin. « Nous ne l’avons pas décidé aujourd’hui, mais ce n’est pas exclu, tout comme pour les autres forces étrangères», détaille-t-il, en ajoutant que le but est de compléter le manque présent, constaté au niveau des forces locales qu’il a d’ailleurs félicitées, plusieurs fois dans son intervention.

Le ministre de la Défense a profité de ce créneau pour sensibiliser et exhorter la population à collaborer dans cette lutte contre les djihadistes : « Nous avons besoin de la collaboration nécessaire de la population. Si la population ne collabore pas, quels que soient nos efforts, ce sera voué à l’échec. Nous devons les convaincre que, par la présence de ces forces étrangères, nous garantissons leur sécurité».

Sur l’enlèvement des femmes et filles, dans le village de Nguelewa par Boko Haram, le membre du gouvernement rassure qu’il est du rôle de l’Etat de retrouver toute personne qui serait prise en otage par des terroristes ou par qui que ce soit.

En ce qui concerne la capacité militaire de l’armée nigérienne, Kalla Moutari rassure : « Nous avons de grosses armes, nous sommes plus forts que les terroristes. Il faut former davantage notre armée, mais elle est équipée, combattive». M. Moutari ajoute qu’il arrive des moments où le terroriste est difficile à atteindre, surtout s’il se fond au sein de la population. « Les terroristes nous ont frappés une fois et se sont réfugiés dans un village. Nous avons attendu qu’ils sortent. Et, jusqu’à la nuit, ils ne sont pas sortis, c’est de la sorte qu’ils nous ont échappé», rapporte-t-il.

Sur la dernière attaque subie par la population à Toumou (proche de la région de Diffa), le ministre informe qu’environ 300 personnes, des assaillants, ont été tuées durant leur poursuite.

Un autre sujet abordé par le ministre de la Défense, c’est la reprise des activités dans la région de Diffa, paralysée depuis l’attaque du 06 février 2015. « Les activités ont repris dans certaines parties de la région. Cela fait un an que, revenant du Tchad et arrivé au niveau du territoire nigérien, un militaire m’a dit, monsieur le ministre, voici la différence entre le Niger et le pays voisin. Il y avait des poivrons rouges cultivés du côté frontalier du lit du lac Tchad et il n’y a pas de culture de l’autre côté du pays voisin.»

Enfin, le ministre a réitéré l’information selon laquelle, le Niger n’abrite aucune base terroriste.

Guevanis DOH

Une technologie révolutionnaire pour votre future résidence à Niamey

Banner 4

Banner 1

Banner 3

Please publish modules in offcanvas position.