Sécurité

Insécurité : les chefs traditionnels doivent davantage être protégés par l’Etat, selon une analyste de l’ONG Crisis Group

Insécurité : les chefs traditionnels doivent davantage être protégés par l’Etat, selon une analyste de l’ONG Crisis Group

(Niamey et les 2 jours) - Les chefs traditionnels nigériens sont devenus depuis un certain temps la cible des groupes terroristes qui opèrent au Sahel. Ces assassinats devenus récurrents inquiètent particulièrement l’ONG Crisis Group. « Cette dynamique est particulièrement inquiétante. Souvent, les chefs qui semblent coopérer avec l’Etat dans le cadre de sa stratégie militaire sont pris pour cibles par l’Etat islamique. A d’autres moments, il semble que les chefs soient ciblés non pas par l’Etat islamique, mais plutôt par des rivaux qui profitent du chaos pour les éliminer », affirme Hannah Rae Amstrong, senior analyst Crisis Group dans un entretien accordé à Niamey et les 2 jours.

Pour mettre un terme à ces assassinats, l’analyste de Crisis Group soutient que « Les chefs traditionnels doivent être protégés et l’Etat devrait éviter de leur demander de jouer un rôle militaire, notamment leur demander de localiser les combattants de l’Etat islamique ou de fournir des renseignements sur leurs activités ».

Une telle approche stratégique permettrait aux chefs traditionnels de jouer davantage un rôle politique. « De moins en moins de chefs peuvent de la sorte jouer le rôle de lien politique entre l’Etat et la région, un rôle particulièrement important en vue de regagner la confiance des communautés marginalisées », préconise Hannah Rae Amstrong.


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