Sécurité

L’Etat promet des sanctions après une rixe entre agriculteurs et éleveurs ayant fait 3 morts

L’Etat promet des sanctions après une rixe entre agriculteurs et éleveurs ayant fait 3 morts

(Niamey et les 2 jours) - Le village de Débi (région de Maradi) a été le théâtre d’une violente bagarre entre agriculteurs et éleveurs, mardi dernier. Bilan, 3 morts dont le chef du village de Débi et 12 disparus. La violence a également occasionné l’incendie de 5 magasins, des greniers à céréales et des têtes de bétail décimées.

Tout a volé en éclats après que des bœufs eurent dévasté des récoltes stockées dans un champ.

Dans un communiqué rendu public, hier soir, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique déplore les pertes en vies humaines et présente, au nom de l’Etat, les condoléances aux familles éplorées.

L’Etat annonce ensuite que des dispositions ont été prises pour le retour au calme dans la localité et promet qu’il «  sera sans faiblesse contre tous ceux qui ont si dangereusement mis en péril la paix sociale». « D'ores et déjà, le meurtrier du chef de village a été arrêté. Vingt-trois (23) personnes prises en flagrant délit de commission d'actes d'incendie sur un campement ont été arrêtées. Une enquête est ouverte pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ces événements tragiques », informe le communiqué.

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont récurrents au Niger. Ils interviennent souvent pendant la période de récolte. Un moment qui coïncide souvent avec le convoiement des troupeaux vers de grandes aires de pâturage. Le dernier conflit qui remonte à novembre 2016, a fait 18 morts dont 7 brûlés vifs à Tahoua (région voisine de Maradi).

L’agriculture représente 50% du PIB au Niger. Pays sahélien, les paysans sont souvent confrontés à plusieurs soucis dont la sécheresse en plus des effets de changements climatiques. Une situation qui limite leur productivité.

Guevanis DOH

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