Sécurité

Le Giaba sensibilise les leaders religieux du Niger sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

Le Giaba sensibilise les leaders religieux du Niger sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

(Niamey et les 2 jours) - Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) sensibilise en ce moment à Niamey, les leaders religieux du Niger à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

A travers cette opération, le Giaba entend élargir le champ de son action par une utilisation optimale de la forte capacité d’influence des leaders religieux dans la lutte contre ces phénomènes dont les jeunes sont les principales victimes. « Nous ne pouvions pas méconnaître le rôle des guides religieux, auprès de la société, dans le sens de la promotion de la paix et de la prévention contre toutes les activités criminelles qui nuisent à nos populations en général et surtout celles liées au terrorisme et à son financement.», a argumenté le représentant du ministre de l’Intérieur au cours de l’atelier de sensibilisation qui a débuté ce 18 juillet à Niamey.

« De par leur persuasion, les leaders religieux peuvent contribuer à changer la compréhension, les attitudes et le comportement du public afin d’atténuer les effets néfastes de ces phénomènes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.», a souligné à son tour, Taher Hassane, président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif-Niger) et correspondant national du Giaba.

Ainsi, l'inclusion et la sensibilisation de ces chefs confessionnels pourra aider davantage à lutter contre ces dangers. Selon le Giaba, ces  phénomènes sont au cœur de presque toutes les activités criminelles qui représentent aujourd’hui une menace pour la paix dans le monde, aussi bien en termes de sécurité intérieure que de stabilité économique, financière et même politique des Etats. Car l’argent sale permet en effet d’entretenir les trafics qui sont sources de spirale de violence et qui dégénèrent parfois en conflits armés. Injecté dans le circuit financier, l'argent sale freine selon la Centif, les véritables leviers de développement économique.

Créé en 2000 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Giaba a pour mission de renforcer les capacités des États membres en vue de la prévention et du contrôle du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme dans la région.

SG

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