Sécurité

La société civile nigérienne déplore l'insécurité qui plombe les activités économiques dans les régions de Diffa et Tillabéry

La société civile nigérienne déplore l'insécurité qui plombe les activités économiques dans les régions de Diffa et Tillabéry

(Niamey et les 2 jours) - La situation économique des régions sous état d’urgence va de mal en pis. Toute chose qui amène des organisations de la société civile nigérienne à tirer la sonnette d’alarme. C’est le cas de la coalition des organisations de défense des droits de Diffa qui dans une déclaration datée du 15 décembre, fait savoir que la situation économique à Diffa (frontière avec le Nigeria), est caractérisée par « un effritement du tissu économique de la région, une asphyxie généralisée de tous les secteurs de production à savoir l’agriculture, l’élevage et la pêche qui constituent les principales activités des populations. La situation de ces secteurs productifs est caractérisée par l’interdiction de certaines zones de culture, d’élevage et de pêche. Ce qui a pour conséquence l’accroissement de la pression sur les terres (de culture, de pêche et d’élevage), l’inaccessibilité des producteurs à l’urée et au carburant ».

Par ailleurs, la campagne agro-pastorale n’est pas au mieux. Elle est déficitaire dans certaines zones de la région où les inondations ont occasionné d’importants dégâts sur les cultures irriguées en particulier le riz et le poivron.

Ce triste constat est presque le même dans la région de Tillabéry où dix départements sont sous état d’urgence. Ici également, le cadre de concertation et d’actions citoyennes de la société civile nigérienne indépendante de Tillabéry a déploré le fait que la restriction des mouvements des citoyens et la fermeture de plusieurs marchés, accentuent la pauvreté ambiante et la frustration des populations et n’ont nullement conduit à une réduction conséquente des attaques dans la région.

Face à ces situations et à l’insécurité grandissante dans ces zones, la société civile de Diffa demande au gouvernement de « procéder à la levée là où c’est possible, de la mesure de l’état d’urgence et alléger où elle ne l’est pas ». A Tillabéry, il est demandé de redéfinir l’état d’urgence et le réajuster de sorte qu’il puisse prendre en compte les aspirations légitimes des populations.

Toujours est-il que ces organisations de la société civile encouragent le travail fait par les forces de l’ordre pour lutter contre les terroristes aux frontières et appellent le gouvernement à renforcer davantage la sécurité dans certaines zones.

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