Sécurité

Audit au ministère de la Défense : les avocats des principaux fournisseurs d’armes dénoncent une cabale contre leurs clients

Audit au ministère de la Défense : les avocats des principaux fournisseurs d’armes dénoncent une cabale contre leurs clients

(Niamey et les 2 jours) - Alors que l’affaire de l'audit au ministère de la Défense n’est qu’à la phase des enquêtes préliminaires, les avocats des principaux fournisseurs d’armes et équipements militaires sont montés au créneau le 15 juin 2020 pour battre en brèche les accusations qui accablent leurs clients depuis le début de cette affaire.

Pour Me Marc Le Bihan (conseil de Boubacar Hima dit « Petit Boubé), Me Guero Dan Malam Oumar et Me Moumouni Maman Hachirou de la SCP DMBG (conseils des Etablissements IBS de Ibrahim Salaou dit Idi Master et des Etablissements MIM de Moutari Issa Moussa) et Me Ismaril Tambo Moussa (Conseil de la société EMT), leurs clients sont victimes d’acharnement et de diffamation. « Le constat que l’on fait depuis le déclenchement de cette affaire est que nos clients, qui ont pourtant livré la quasi-intégralité du matériel qui leur a été commandé, sont vilipendés, stigmatisés, injuriés, humiliés, diffamés », regrette le bâtonnier Marc Le Bihan, avocat de « Petit Boubé ».

D’après ce collectif d’avocats, «la quasi-totalité des contrats dont ils ont été déclarés adjudicataires, ont été exécutés, mais, demeurent à ce jour impayés », pourtant, leurs clients se sont plutôt endettés auprès des institutions bancaires pour permettre à l’Etat de disposer du matériel nécessaire pour lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

S’agissant de la surfacturation, ces avocats affirment qu’elle « ne constitue aucunement un délit relevant de la compétence d’une juridiction répressive. Aucune incrimination ni aucune peine n’existe dans notre code pénal pour un cas même avéré de surfacturation ». Leurs clients ne peuvent donc pas être poursuivis pour ces faits.

Des propos visant à innocenter les principaux fournisseurs d’armes dans cette affaire d’audit au ministère de la Défense qui défraie la chronique depuis plusieurs mois au Niger. Le rapport de cet audit estime à plus de 76 milliards de FCFA le manque à gagner causé par les surfacturations, les contrats fictifs, la non-livraison de matériel, les mises en concurrence déloyale.

SG

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