Sécurité

Ibrahim Boubacar Keïta à Niamey « afin que, d’une voix forte et unie, nous nous rendions à l’ONU »

Ibrahim Boubacar Keïta à Niamey « afin que, d’une voix forte et unie, nous nous rendions à l’ONU »

(Niamey et les 2 jours) - Le Président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta a effectué, ce mercredi, une visite au Niger. Cette visite du président malien s’inscrit dans le cadre d’une mini-tournée dans  les pays membres du G5 Sahel, avant l’Assemblée générale des Nations Unies prévue dans quelques jours et au cours de laquelle la question du financement, ainsi que le mandat octroyé à la force du G5 Sahel, seront abordés. A Niamey, il a été accueilli par son homologue, le Président Issoufou Mahamadou.

C’est après avoir reçu son homologue de la Mauritanie, lundi à Bamako, que le Chef de l’Etat malien s’est déplacé mardi à N’Djamena au Tchad, avant d’atterrir mercredi à Niamey.

Le premier bataillon de la force anti-djihadiste pourrait être opérationnel dès la fin de ce mois de septembre. C’est du moins ce qui a été annoncé lors de l’inauguration, la semaine dernière, du poste de commandement de cette force à Sévaré, au nord de Bamako.

A Niamey, les deux Chefs d’Etat ont présidé une conférence de presse conjointe, lors de laquelle le Président  Ibrahim Boubacar Keïta a indiqué qu’il est au Niger, « en tant que Chef de l’Etat d’un pays ayant un problème commun : le terrorisme », précisant que « dans la lutte contre ce fléau commun, les pays du G5 Sahel on décidé  d’unir leurs efforts ».  

Le Président du Mali effectue le tour des cinq pays du G5 Sahel « afin que, d’une voix forte et unie, nous nous rendions à l’ONU pour défendre ce dossier en vue de son financement ».

Pour sa part, le Président Issoufou Mahamadou a rappelé que la force du G5 Sahel est  divisée en trois fuseaux : « il y a le fuseau Est, composé des contingents du Tchad et du Niger qui est quasi opérationnel ; le fuseau Centre, composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger qui est aussi quasi opérationnel ; et enfin le fuseau Ouest, composé des contingents du Mali et de la Mauritanie qui, lui aussi, est en place. »

Mais la question de sécurité, a-t-il indiqué, « constitue un bien public mondial, car ce combat que nous menons pour protéger nos peuples, concerne également le monde entier ». Pour rendre donc opérationnelle cette force, « il est important qu’elle bénéficie de la solidarité internationale », a-t-il ajouté.

En effet, hormis les apports de la France et de l’Union Européenne, qui sont eux-mêmes très loin de répondre aux besoins de cette force, son financement demeure aujourd’hui le grand blocage pour la réalisation du projet de ces cinq pays sahéliens.

 D’un coût global estimé à 423 millions d’euros, le G5 Sahel n’est qu’au quart du montant recherché. En dehors du financement, l’autre point important reste la mobilisation des hommes qui constitueront cette force sous régionale. Le dispositif humain à déployer est de 5250 hommes, avec 7 bataillons de 750 soldats repartis sur trois zones frontalières.  

Mahamane Sabo Mahamane

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