Sécurité

Le G5 Sahel se dote d’un fonds fiduciaire pour rassurer ses donateurs

Le G5 Sahel se dote d’un fonds fiduciaire pour rassurer ses donateurs

(Niamey et les 2 jours) - Réunis à Bamako, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres du G5 Sahel viennent d’acter la création d’un fonds fiduciaire pour gérer efficacement les ressources nécessaires à la mise en place de la force conjointe.

« Nous avons pris des décisions importantes lors de cette session, notamment celle qui consiste à créer un fonds fiduciaire pour recevoir les ressources nécessaires à l'opérationnalisation rapide de la force conjointe du G5 Sahel » révèle à la presse locale, Tiéman Hubert Coulibaly (photo), le chef de la diplomatie malienne.

Précisément, ce fonds sera chargé de gérer les promesses faites par les pays donateurs depuis la réunion de Paris en décembre dernier. Pour être totalement transparent, le fonds s’est doté  d'un comité de soutien et d'un comité de contrôle composés de  partenaires bilatéraux et multilatéraux qui ont promis d'accompagner l'opérationnalisation de la force de 5000 hommes basée à Sévaré dans le centre du Mali.

Le mécanisme de vérification devrait préserver le G5 Sahel de tous soupçons de mauvaise gestion et attirer plus d’investisseurs.

En effet, la création de ce nouvel instrument de confiance arrive à point nommé. Pour cause, deux nouvelles réunions des donateurs ou de potentiels contributeurs sont prévues dans les toutes prochaines semaines. Sans doute, ces réunions devraient donner une nouvelle cadence à la collecte des ressources nécessaires à la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.  Aussi bien le renforcement des enveloppes promises par les donateurs que l’arrivée de nouveaux contributeurs en ligne de mire, dont la Chine qui est restée encore timide dans ce cadre, sont très attendus.

Lancé depuis 2015, le G5 Sahel, dont la principale déclinaison est la mise en place d’une force militaire inter-Etats, semble piétiner du fait des difficultés inhérentes à la mobilisation des ressources nécessaires à l’opérationnalisation de cette task-force.

Actuellement, 294 millions d’euros sont promis sur les 423 millions demandés pour la première année : 50 millions d’euros des pays du G5 Sahel (à raison de 10 millions d’euros par pays), 50 millions d’euros de l’UE, 100 millions d’euros de l’Arabie saoudite, 30 millions des Emirats Arabes unis, puis 60 millions de dollars des Usa sous forme d’aide bilatérale.

Fiacre E. Kakpo

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