Sécurité

Les soldats américains tués au Niger devaient « capturer mort ou vif » un chef djihadiste

Les soldats américains tués au Niger devaient « capturer mort ou vif » un chef djihadiste

(Niamey et les 2 jours) - Le récit passé sur la chaîne américaine ABC,  hier jeudi, contredit la version officielle de l’objectif et des conditions dans lesquelles les forces spéciales américaines ont péri lors d’une attaque au village Tongo Tongo au Niger. 

ABC cite des sources militaires nigériennes et des services de renseignement américains pour détailler son récit. 

Contrairement à l’information selon laquelle les forces spéciales étaient sur le terrain à Tongo Tongo parce qu’une attaque dans cette zone était improbable, la chaîne américaine informe qu’il s’agissait en réalité d’une mission de combat destiné à capturer « mort ou vif » un chef djihadiste de l’Etat islamique identifié sous le nom de code « Dadou ». 

« Ils devaient faire l'aller-retour dans la journée.», explique une source du renseignement américain au média, « mais ils sont restés tellement longtemps, car la mission avait changé, qu'ils ont été remarqués et attaqués», apprend-on d’ABC. 

En conférence de presse, le 23 octobre dernier, le chef d’Etat-major général des armées des USA, Joe Dunford, a laissé entendre que les forces spéciales pensaient vite maîtriser la situation dès l’éclatement des combats. Et qu’un appel au renfort a été fait une heure après. Mais, selon ABC citant un haut gradé nigérien, ces renforts ont été refusés par l’armée américaine. La chaîne est allée plus loin en parlant de la présence de la CIA dans cette mission ayant engendré la mort de 8 soldats nigériens et américains. 

Autre information, le corps du 4ème soldat américain découvert 48 heures plus tard, n’a pas été retrouvé par l’armée nigérienne comme annoncé officiellement. Pour la chaîne américaine, le cadavre aurait été restitué par des villageois. 

Aucune réaction officielle, ni de l’armée nigérienne, ni de celle américaine n’a encore filtré suite à ces révélations. 

Pour rappel, le chef du village de Tongo Tongo a été mis aux arrêts au lendemain de l’attaque. Il lui est reproché d’être de mèche avec les terroristes. 

Guevanis DOH

 

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