Santé

Niger, 30 villages s’engagent à stopper la mutilation génitale féminine

Niger, 30 villages s’engagent à stopper la mutilation génitale féminine

(Niamey et les 2 jours) - Pour préserver le bien-être de la femme et de l’enfant, les populations de 30 villages et hameaux communautaires de Makalondji (sud-ouest de Niamey) ont décidé de mettre fin à la mutilation féminine et à l’excision.

La cérémonie de déclaration publique d’abandon s’est déroulée le 15 février 2017 à l’occasion de la commémoration de la journée internationale « Tolérance zéro » à l’égard des mutilations génitales. Le thème de cette année est « Bâtir un pont solide et interactif entre l’Afrique et le monde afin d’accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines».

Les efforts fournis en amont par le Comité nigérien sur les pratiques traditionnelles (Coniprat) avec l'appui de l'Unicef ont permis d’atteindre ce résultat. Pour l’Unicef, environ 5000 enfants (moins de 18 ans) vivant dans les villages concernés sont désormais protégés contre toutes formes de violence, d’abus et d’exploitation. En effet, plus de 3200 participants (femmes, hommes, enfants) ont bénéficié d’un an d’enseignements sur différents aspects du développement de l’enfant, son éducation, sa santé et sa protection.

En 2014, une quarantaine de villages avaient déjà dis non à cette pratique jugée néfaste sur la santé de la femme et de l’enfant.

La mutilation génitale féminine est courante à l’intérieur du Niger. Elles représentent un taux d’environ 66%, les femmes vivant dans la partie ouest du pays et qui ont été soumises à cette pratique selon le Coniprat. L’un des risques de cette pratique est l’infection par le Vih ou conduire à l’hémorragie prolongée chez la jeune fille, à la stérilité ou au handicap.

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