Politique

Amnesty International demande la libération des acteurs de la société civile, arrêtés dimanche

Amnesty International demande la libération des acteurs de la société civile, arrêtés dimanche

(Niamey et les 2 jours) - « Les autorités nigériennes doivent immédiatement libérer les activistes de la société civile et de l’opposition politique, arrêtés hier au cours d’une manifestation publique », réclame Amnesty International, dans un communiqué rendu public hier.

Pour cette organisation de défense des droits humains, c’est en tenant à exercer leur droit garanti par la Constitution que des manifestants ont bravé l’interdiction de la marche pacifique destinée à protester contre une Loi de finances, votée l’année dernière, qui prévoit de nouvelles taxes sur l’habitation, l’électricité, etc.

Pour Amnesty, « la vague d’arrestations d’activistes et la réponse manifestement brutale des forces de sécurité bafouent non seulement le droit des manifestants à la liberté de réunion pacifique, mais risquent d'embraser une situation déjà tendue au Niger », a laissé entendre Gaetan Mootoo (photo), chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. Il ajoute, en outre, que « toutes les personnes arrêtées seulement en rapport avec l’exercice de leur droit à la liberté de réunion pacifique doivent être immédiatement libérées ».

Médias

Amnesty International a aussi fustigé le retrait durant la manifestation de la carte de presse d’une journaliste et la fermeture d’une télévision privée. « Fermer une télévision indépendante constitue une attaque injustifiée contre la liberté d’expression. La suspension d’un organe de presse incombe au Conseil supérieur de la communication et, à notre connaissance, aucune décision publique n’a été prise », a poursuivi Gaetan Mootoo. « Les autorités doivent veiller à ce que les journalistes fassent leur travail sans crainte et sans subir de manœuvres d’intimidation ni de harcèlement », conclut-il.

Pour rappel, la manifestation interdite du dimanche contre la Loi de finances a tourné en heurts entre manifestations et forces de l’ordre qui ont œuvré à étouffer tout rassemblement dans la capitale. 23 personnes ont été arrêtées au total, dont les ténors de la société civile, Moussa Tchangari, Ali Idrissa et Nouhou Arzika.

Guevanis DOH

Cabinet Specialise Enquete

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