Politique

Le gouvernement révoque les maires des communes de Harikanassou, Tchadoua, Gothèye, Loga, pour pratiques frauduleuses

Le gouvernement révoque les maires des communes de Harikanassou, Tchadoua, Gothèye, Loga, pour pratiques frauduleuses

(Niamey et les 2 jours) - Les maires des communes rurales de Harikanassou, de Tchadoua et de Gothèye et celui de la commune urbaine de Loga ont été révoqués de leurs fonctions électives, suite à un projet de décret du gouvernement adopté en Conseil de ministres, le 25 septembre. 

Il est notamment reproché aux quatre élus municipaux, plusieurs irrégularités et pratiques frauduleuses dans la gestion financière, comptable, administrative et foncière. Les griefs portés à leur encontre ont été révélés lors des missions d’inspection et de contrôle conduites par l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT) dans certaines communes des régions de Dosso, Maradi et Tillabéri. 

De manière détaillée, dans la commune de Harikanassou (Département de Boboye), la mission d’inspection a constaté une  situation ambiguë et illégale de l’exécutif municipal réduit à la seule personne du maire adjoint, depuis le 06 mai 2015, suite au décès du maire titulaire. Ainsi que des dépenses irrégulières, une gestion foncière non maîtrisée et caractérisée par des morcellements des réserves foncières sans l’aval du Ministère en charge des domaines. 

La commune de Tchadoua (Département d’Aguié) est quant à elle marquée, selon le gouvernement, par des mandats illégalement payés, la mauvaise gestion des carnets infalsifiables, une gestion peu orthodoxe des appuis financiers des partenaires techniques et financiers, à travers une comptabilité parallèle distincte de celle de la commune.

A Gotheye, c’est la comptabilité de la commune mal ou pas du tout tenue, un déficit de caisse et un endettement excessif qui ont été mis en lumière.

Du côté de la commune de Loga, c'est la gestion financière et comptable qui est caractérisée par de nombreuses insuffisances et irrégularités. Entre autres, un déficit de caisse, des retraits frauduleux opérés par le receveur et une gestion foncière illégale.

Pour le gouvernement, ces responsables municipaux et toutes les autres personnes mises en cause par les rapports de l'IGAT doivent rembourser aux communes les sommes prélevées, mais sans préjudice des poursuites pénales encourues.

SG

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