Politique

Le débat refait surface sur l’accès des députés aux marchés publics

Le débat refait surface sur l’accès des députés aux marchés publics

(Niamey et les 2 jours) - Depuis plusieurs semaines, un débat fait rage par médias interposés, autour de l’article 52 de la constitution nigérienne.

Cet article interdit au président de la république, aux membres du gouvernement et aux députés nationaux de prendre part aux marchés publics de l’Etat. Seulement voilà, depuis quelques semaines, certains élus nationaux sortent sur les médias pour défendre la modification de cet article.

Leurs arguments est que beaucoup d’entre eux sont des opérateurs économiques et possèdent, à ce titre, des entreprises. Pour eux, les dispositions actuelles de l’article 52 risquent de conduire leurs entreprises à la faillite. C’est pourquoi, ils défendent la modification de cet article.

Cependant, cet argumentaire ne fait pas l’unanimité, même au sein de l’hémicycle où d’autres élus nationaux sont sortis pour battre en brèche ces arguments. « Etre député national est un choix. Le choix de défendre les intérêts des populations et non pas ses intérêts propres » a soutenu le député Boukari Sani Zilly.

Pour les acteurs de la société civile et même pour certains députés, ce débat est inapproprié. Pour l’instant, le débat n’est pas porté devant l’Assemblée nationale, elle-même. Mais dans l’esprit du législateur nigérien, l’article 52 de la constitution du 25 novembre 2010, vise à prévenir le trafic d’influence et autres délits d’initié et assurer l’égalité des citoyens devant les marchés publics de l’Etat.

La modification de cet article ne fait donc pas l’unanimité ni au sein des groupes parlementaires (de la majorité comme de l’opposition) encore moins au sein du parlement dans son globalité.

M.S.S

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