Politique

Niger : recomposition du paysage politique

Niger : recomposition du paysage politique

(Niamey et les 2 jours) - Le Mouvement national pour la société de développement (MNSD-Nassara) de Seyni Oumarou, a confirmé le 11 octobre dernier son ralliement à la majorité au pouvoir. Ce départ du principal parti d’opposition entraine ainsi une recomposition du paysage politique nigérien.

Ce processus a été officiellement dévoilé sur la place publique le 13 août dernier lorsque le bureau politique national du MNSD a, à travers un vote, décidé de répondre favorablement à l’appel du président Issoufou Mahamadou de participer la gestion du pouvoir. Le Bureau politique national avait alors autorisé le président du parti à mener des négociations avec le PNDS Tarayya au pouvoir.

Dans sa déclaration du 11 octobre dernier, le MNSD a officiellement annoncé son départ de l’opposition. Avec ses 20 députés, le parti de Seyni Omarou devient ainsi le 2ème principal parti de la majorité derrière le PNDS et ses 75 députés. Le président du MNSD  a justifié ce ralliement par le souci de la stabilité du pays eu égard aux nombreux défis notamment sécuritaires qui se posent au Niger. « Si la situation sécuritaire déjà préoccupante de notre pays venait à se compliquer et si la quiétude relative qui règne dans nos cités malgré un environnement sous régional et régional plein de périls, venait à être perturbée par des déchirures et fractures sociales, notre pays serait alors exposé à de graves aléas dont les conséquences seront néfastes pour le bienêtre et l’épanouissement des citoyens » soutient Seyni Oumarou.

Un argument que rejettent plusieurs acteurs de la société civile, qui estime que le MNSD Nassara « veut simplement avoir sa part du gâteau » (dixit Sirajo Issa, du MOJEN un mouvement de la société civile). La venue du MNSD dans l’alliance au pouvoir, implique une recomposition du gouvernement actuel fort de ses 41 ministres et jugé pléthorique par l’opinion publique. Pour l’instant les tractations vont bon train pour la (re)composition du nouveau gouvernement attendu dans les prochaines heures, selon certaines sources.

Avec l’arrivée du MNSD et de 8 autres petites formations politiques partenaires, l’alliance majoritaire au pouvoir compte désormais plus de 55 partis politiques. Au même moment, l’opposition s’affaiblit et le MODEN/FA Lumana de l’ancien président de l’Assemblée national Hama Amadou en reste le seul grand parti, dont le leader est toujours en France (officiellement pour raison de santé) depuis son évacuation à la veille du second tour de l’élection présidentielle de mai dernier.

M.S.S

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