Politique

L’opposition nigérienne marche à Niamey pour revendiquer un code électoral inclusif et consensuel

L’opposition nigérienne marche à Niamey pour revendiquer un code électoral inclusif et consensuel

(Niamey et les 2 jours) - Après son retrait, il y a quelques jours, du comité ad hoc mis en place par le Conseil national de dialogue politique (CNDP) pour réviser le code électoral, l’opposition nigérienne est descendue dans les rues, dimanche, pour revendiquer une révision consensuelle et inclusive dudit code électoral.

Cette manifestation organisée à Niamey a été initiée par le Front pour la restauration et la défense de la démocratie et de la république (FRDDR), la principale coalition de l’opposition politique.

Mais selon certains observateurs de la scène politique nigérienne, cette revendication aura du mal à obtenir un écho favorable auprès du gouvernement. Car l’opposition exige qu’il y ait un consensus sur les dispositions de l’article 8 qui disqualifie pour une élection toute personne ayant été condamnée à un an de prison au moins. Toutes choses qui écartent de fait l’opposant Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016 et qui vit en exil. Ce dernier avait été condamné à un an de prison, dans une affaire de trafic international de bébés.

Pour Mahamane Ousmane, ancien président du Niger, l’absence de compromis sur cet article en particulier s’explique « du seul fait que notre frère Hama Amadou serait concerné. Si une loi ne doit pas être faite pour une seule personne, elle ne doit pas non plus être faite contre une seule personne, surtout du fait de considérations politiciennes », a-t-il déclaré.

Quant à Mohamed Bazoum, ministre de l’Intérieur, s’exprimant il y a quelques jours après le retrait de l’opposition du CNDP, l’attitude de celle-ci participe d’une « stratégie visant à  prendre le processus électoral en otage ».

Pour le membre du gouvernement, l’article 8 du code électoral incriminé « est une disposition qui existe depuis 1992 et qui est même en deçà de celle du Code pénal qui dit que lorsque vous avez été condamné à trois mois, vous êtes déchu de vos droits civiques et notamment le droit de voter ou de vous faire élire. L’opposition veut que nous changions cette disposition, mais nous n’avons pas ce mandat parce que c’est une question qui n’a jamais été soulevée à l’occasion des discussions antérieures ».

SG

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