Politique

Après une accalmie, l’opposition et le pouvoir sont de nouveau à couteaux tirés sur la révision du code électoral au Niger

Après une accalmie, l’opposition et le pouvoir sont de nouveau à couteaux tirés sur la révision du code électoral au Niger

(Niamey et les 2 jours) - Après avoir consenti, il y a un mois, à réviser le code électoral de manière consensuelle, dans le cadre des futures échéances électorales au Niger, l’opposition nigérienne et le pouvoir se regardent de nouveau en chiens de faïence. Et pour cause, l’opposition a décidé de quitter le comité ad hoc mis en place par le Conseil national de dialogue politique (CNDP) pour réviser le code électoral.

L’opposition justifie son retrait de ce comité par le manque de consensus sur les dispositions des articles 8, 12, 80 et 81 du code en révision. La pomme de discorde concerne particulièrement l’article 8 dont certaines dispositions ne sont pas du goût de l’opposition.

Réagissant à ce retrait, Mohamed Bazoum, le ministre de l’Intérieur (photo) a affirmé que « l’opposition n’avait pas adhéré au début au principe de discuter au sein de ce comité.  Ils sont venus sur le tard en jouant un peu au poker : si ça marche, c’est bien, si ça ne marche pas nous nous retirons. Ils sont venus et ça n’a pas marché », a soutenu le membre du gouvernement dans la presse locale.

Pour lui, l’article 8 du code électoral incriminé « est une disposition qui existe depuis 1992 et qui est même en deçà de celle du Code pénal qui dit que lorsque vous avez été  condamné à trois mois vous êtes déchu de vos droits civiques et notamment le droit de voter ou de vous faire élire. L’opposition veut que nous changions cette disposition, mais nous n’avons pas ce mandat parce que c’est une question qui n’a jamais été soulevée à l’occasion des discussions antérieures ».

Malgré cette volte-face de l’opposition, Mohamed Bazoum soutient que le processus va continuer avec ou sans le camp d’en face. Car, « ce n’est pas un problème pour nous que l’opposition participe ou non au CNDP ou à la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Nous lui avions fait une offre, nous prenons les citoyens à témoin qu’elle refuse cette offre ».

Pour lui, l’attitude de l’opposition participe d’une stratégie visant à  prendre le processus électoral en otage. «  C’est une stratégie erronée. Nulle part au monde, on n’a vu une minorité disqualifier un processus soutenu par une majorité. Parce que tout cela repose en fin de compte sur des lois qui seront votées à l’Assemblée nationale et, en la matière, vous savez que nous avons toujours une majorité suffisante pour voter ces lois », conclut-il.

SG

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