Justice

Le Niger et le Bénin poursuivis par Africarail pour avoir violé ses droits dans le projet de construction de la boucle ferroviaire en Afrique de l'Ouest

Le Niger et le Bénin poursuivis par Africarail pour avoir violé ses droits dans le projet de construction de la boucle ferroviaire en Afrique de l'Ouest

(Niamey et les 2 jours) - Après une trêve de deux ans, l’affaire opposant le Niger et le Bénin à Africarail au sujet du projet de construction de la boucle ferroviaire de l'Afrique de l'Ouest qui, contre toute attente avait été attribué au groupe Bolloré, revient  une nouvelle fois au-devant de la scène.

En fait, le 27 mai dernier, le président de Africarail, Michel Bosio, a demandé à la Cour internationale d’arbitrage de la chambre de commerce internationale, de reprendre la procédure visant les Etats du Niger et du Bénin, selon des informations rapportées par le magazine français Challenges.

L’entreprise Africarail estime que ses droits ont été violés par les Etats du Niger et du Bénin dans la réalisation de ce projet et veut obtenir réparation.  Elle réclame pour cela 450 millions d’euros pour réparation du préjudice ainsi que 2,8 millions d’euros, représentant le remboursement des dépenses liées aux études techniques.

La bataille autour de la boucle ferroviaire ouest-africaine ne date pas d’hier. Mais cette affaire avait été mise en veille pendant deux ans, dans l’espoir d’obtenir un arrangement à l’amiable.

En effet, tout commence en 1999 quand les Etats du Burkina Faso, Niger, Bénin et Togo signent un protocole avec la société Africarail pour la construction et l’exploitation de la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest qui comprend les ouvrages d’art et les infrastructures ferroviaires sur l’axe Kaya (Burkina Faso) – Niamey (Niger) – Parakou (Bénin), Aneho (Togo) – Ouidah (Bénin), ainsi que sur l’axe Blitta (Togo) – Ouagadougou (Burkina Faso).

Puis, en 2015, le Niger et le Bénin font fi du protocole et décident de signer une convention avec le groupe Bolloré, pour la construction de cette voie. Un acte que Africarail n’a pas digéré, et qui aboutit aujourd’hui à cette bataille devant les tribunaux.

La reprise de ce litige pourrait davantage fragiliser Bolloré qui, au-delà de ses difficultés devant les tribunaux français, négocie depuis quelques temps avec le Niger et le Bénin, une indemnité pour se retirer du projet de la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest.

SG

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