Justice

La défense suspend sa participation et crie à un procès inéquitable sur la présumée affaire de trafic de bébés

La défense suspend sa participation et crie à un procès inéquitable sur la présumée affaire de trafic de bébés

(Niamey et les 2 jours) - Le procès sur l’affaire de « trafic présumé de bébés » devrait démarrer sur le fond, ce lundi, après un mois de renvoi. Contre toute attente, les avocats de la défense ont décidé de suspendre leur participation. Au démarrage du procès, la défense a critiqué la procédure de citation de l’opposant Hama Amadou (photo), principal accusé dans cette affaire. Pour eux, la procédure est anticonstitutionnelle. Raison pour laquelle ils ont souhaité voir la Cour constitutionnelle se prononcer.

Une requête jugée irrecevable par la Cour d’appel et qui a conduit à la suspension de leur participation au procès. La plupart des prévenus ont également décliné l’appel à la barre.

« Hama Amadou réside en France, donc tous les actes de procédures doivent lui être envoyés en France [...] mais le juge a estimé qu'il faut examiner cette exception de nullité au fond», s’offusque Ali Kadri, l’un des avocats de la défense. Avant d’ajouter que « nous ne pouvons pas accepter de continuer un procès où, dès le départ, on sent qu'on veut nous mettre devant le fait accompli, et nous avons quitté la salle ».

Le procès s’est toutefois poursuivi en l’absence des avocats de la défense.

Hama Amadou, ancien Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale et ses coaccusés sont poursuivis pour « supposition d’enfants ». Si tous les coaccusés sont présents ce matin, le principal opposant du Président Mahamadou Issoufou, lui, n’est plus revenu depuis son transfert de la prison (mars 2016) vers la France pour des raisons de santé.

Guevanis DOH

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