Justice

Des peines d’emprisonnement d’un à trois ans requises contre des activistes incarcérés suite aux manifestations contre la loi de finances 2018

Des peines d’emprisonnement d’un à trois ans requises contre des activistes incarcérés suite aux manifestations contre la loi de finances 2018

(Niamey et les 2 jours) - Au tribunal de grande instance hors classe de Niamey ce 10 juillet, au terme d’un procès qui s’est achevé vers minuit, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement allant de un à trois ans pour des acteurs de la société civile. Ces derniers avaient été incarcérés à la suite des manifestations contre la loi de finances 2018.

Parmi ceux dont la peine de trois ans a été requise, l’on distingue Ali Idrissa, responsable du Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB), Moussa Tchangari, le secrétaire général de l'association Alternative espaces citoyens (AEC), et Nouhou Arzika, le président du Mouvement pour la promotion de la citoyenneté responsable (MPCR).

Cependant, malgré ces réquisitions du ministère public, les avocats de ces acteurs de la société civile ont foi que leurs clients seront libérés. L'affaire a été mise en délibéré au 24 juillet.

Au nombre de 24, ces leaders sont incarcérés depuis mars 2018 suite aux manifestations contre la loi de finances 2018 qu’ils jugeaient antisociale. Ils s’insurgeaient notamment contre de nouvelles taxes incluses dans cette loi et non favorables au peuple.

La justice nigérienne quant à elle leur reproche l’organisation et la participation à une manifestation interdite, l'agression et la complicité de destruction de biens publics et privés et l’appel à un mouvement insurrectionnel.

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