Gouvernance économique

Le niveau d’urbanisation reste très faible au Tchad, en Guinée Conakry, au Mali et au Niger, selon la Banque mondiale

Le niveau d’urbanisation reste très faible au Tchad, en Guinée Conakry, au Mali et au Niger, selon la Banque mondiale

(Niamey et les 2 jours) - Dans son rapport intitulé « Bilan économique AFCW3 » sur les défis de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest, la Banque mondiale jette un pavé dans la mare sur les problèmes d’urbanisation dans certains pays de la sous-région et du Sahel.

En effet, la célèbre institution de Bretton Woods affirme que le niveau d’urbanisation reste faible au Tchad, en Guinée Conakry, au Mali et au Niger.

Pourtant, souligne-t-elle, l’urbanisation constitue un moteur important du développement socio-économique d'un pays. Corollaire d'un exode rural qui n'a de cesse de prendre de l'ampleur, l’urbanisation dans ces quatre pays cités est beaucoup plus concentrée dans les villes-capitales qui représentent souvent à elles seules, parfois près de la moitié du produit intérieur brut (PIB).

A titre d'exemple, le Mali doit le tiers de son PIB à la seule ville de Bamako. Et à peu près 27% pour Conakry (Guinée) et Niamey (Niger).    

Toutefois, « malgré leur importance pour leur économie nationale, Bamako, Conakry et Niamey ne sont pas des moteurs de croissance et de prestation de services efficaces. Aucune de ces trois capitales ne parvient à accroître sa compétitivité ni à garantir des services urbains adéquats à ses habitants », a affirmé Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale Tchad, Guinée, Mali, Niger, lors de la présentation de ce rapport en vidéo-conférence et en simultané dans ces pays concernés, le 20 juin.

Selon cette dernière, ces villes ne tirent pas suffisamment les avantages liés à leur développement pour des raisons multifactorielles qui découlent entre autres : d'une forte fragmentation urbaine qui fait grimper le coût des infrastructures ; d'une mobilité très limitée et une gestion foncière qui favorise le développement d'un habitat non conventionnel.

Très concrètement, pour la Banque mondiale, ces trois villes « souffrent de marchés fonciers inefficaces qui ont entraîné un développement urbain anarchique ayant conduit à des investissements dans des bâtiments et infrastructures éloignées des zones centrales. De l’insuffisance des investissements en réseau d’infrastructures rentables, y compris celles liées au transport et au service public, aggravée par des problèmes d’accessibilité urbaine. De plus, les institutions chargées de la planification urbaine au niveau local sont faibles, et les administrations municipales ont des mandats restreints et ne contrôlent pas les recettes permettant de financer les dépenses pour leur développement». 

Par ailleurs, toujours selon cette institution financière, les taux d’investissement demeurent faibles. Pour pallier à ces manques, elle propose entre autres, l’augmentation des financements destinés aux infrastructures urbaines qui sont une urgence face à la croissance rapide des villes; la valorisation des marchés fonciers, la coordination des financements publics et privés qui s'appuient sur des règles claires et cohérentes, l'exploitation des marchés compétitifs et le renforcement du pouvoir des institutions locales gages d’une meilleure planification urbaine.

 

SG

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