Gouvernance économique

Avec déjà 13 ratifications, le président Issoufou est convaincu du lancement officiel de la Zlecaf en juin 2019, en marge du sommet de l’UA

Avec déjà 13 ratifications, le président Issoufou est convaincu du lancement officiel de la Zlecaf en juin 2019, en marge du sommet de l’UA

(Niamey et les 2 jours) - Tous les Etats n’ont pas encore ratifié l’Accord instituant la zone de libre-échange continentale africaine(Zlecaf). Plusieurs trainent encore le pas, mais, malgré ces retards, le président du Niger Issoufou Mahamadou (photo) reste convaincu de l’entrée en vigueur de ce traité dans six mois.

« Au vu du rythme observé de ratification de ce traité, avec 13 ratifications à ce jour, je reste convaincu que le minimum requis de 22 ratifications sera rapidement atteint et que nous procéderons, comme prévu, au lancement officiel de la Zlecaf fin juin 2019 à Niamey au Niger, en marge du sommet de l’Union Africaine.», a affirmé le président du Niger lors du forum Afrique en Egypte.

A l’en croire, les 49 Etats membres de l’Union africaine ayant déjà ratifié cet accord, ont en plus pris l’engagement de le ratifier dans un délai d’un an, en vue de son entrée en vigueur dès 2019. D’où l’assurance qu’affiche le Président Issoufou Mohamadou de voir cet accord être effectif dans quelques mois.

Un vœu qui est cher au président nigérien, compte tenu de l’importance que cet accord revêt dans les échanges entre les pays africains. En fait, la Zlecaf est un engagement fort de l’ensemble des Etats membres de l'Union Africaine à créer un grand marché africain devant permettre la libre circulation des biens, des services et des personnes sur l’ensemble du continent.

Cette Zlecaf, selon le président nigérien, s’étendra ainsi sur un marché en pleine croissance, doté dès le départ de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut (PIB) de 2 500 milliards de dollars et s’étendant sur l’ensemble des 55 Etats membres de l’Union africaine. Elle permettra d’accroitre le commerce intra-africain qui n’est que de 13% aujourd’hui contre 60% pour l’Europe et 40% pour l’Amérique du Nord. Ce qui stimulera les investissements intra-africains.

Bien plus, cet accord va ouvrir la porte à l’industrialisation de l’Afrique. Un continent qui reste un simple réservoir de matières premières pour les autres continents.

Or, « sans industrialisation, l’Afrique ne pourra jamais offrir assez d’emplois décents à cette population caractérisée par sa jeunesse. Elle ne pourra jamais transformer cet actif démographique en dividende économique et nos jeunes continueront à migrer vers d’autres continents au risque de leur vie », a-t-il soutenu.

SG

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