Gouvernance économique

La santé économique du Niger au menu des discussions entre le Président Issoufou et le Directeur-Afrique du Fmi

La santé économique du Niger au menu des discussions entre le Président Issoufou et le Directeur-Afrique du Fmi

(Niamey et les 2 jours) - Le Président Mahamadou Issoufou s’est entretenu vendredi soir, au Palais de la Présidence, avec Abe Aemro Selassie, Directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (Fmi).

Il a été question de revoir l’état d’avancement de la situation économique du Niger et du suivi des recommandations du Fmi, condition sine qua non pour la mise en œuvre d’un programme, au titre de la facilité étendue de crédit (Fec).

En effet, un accord, sur une durée de trois ans, est intervenu, le 23 janvier dernier, entre le Conseil d’administration du Fmi et le Niger, au titre du Fec. D’un montant d’environ 78 milliards de Fcfa (134,04 millions de dollars Us), l’accord vise à soutenir le développement économique du Niger.

C’est ainsi que durant une mission menée par le Fmi en mai dernier, des recommandations ont été faites au gouvernement nigérien ; celles-ci devraient être prises en compte, avant fin juin 2017.

Il s’agissait de mener des contrôles concernant l’impôt sur le revenu et la Tva, d’empêcher la fraude sur la commercialisation des produits pétroliers tout en améliorant la gestion des exonérations fiscales, d’utiliser les valeurs de transaction effectives pour l’évaluation des taxes douanières et d’améliorer le recouvrement des arriérés d’impôts.

Entres autres recommandations pour le moyen terme, les autorités nigériennes devraient préparer une stratégie de réduction du déficit budgétaire pour remplir les critères de convergence de l’Uemoa et la mise en place d’un dispositif qui permettra d’améliorer le recouvrement de la Tva.

La facilité élargie de crédit est l’outil principal du Fmi pour accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Selon cette institution de Bretton Woods, un financement au titre de la Fec est assorti d’un taux d’intérêt nul, d’une échéance finale de dix ans et d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi.

Toujours selon le Fmi, le Niger a pu maintenir la stabilité macroéconomique en dépit de grands défis en matière de sécurité, de la baisse des prix du pétrole et de l'uranium et du ralentissement économique régional. La croissance est passée de 4% en 2015, à 5% en 2016, grâce à une bonne campagne 2016/17 et à un redressement de la production pétrolière, fin 2016.

Guevanis DOH

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