Finances publiques

La réduction du déficit budgétaire se poursuivra jusqu’en 2020

La réduction du déficit budgétaire se poursuivra jusqu’en 2020

(Niamey et les 2 jours) - Le Niger veut se conformer aux critères de convergence de l’Uemoa, notamment au niveau du déficit budgétaire fixé à 3%. C’est du moins ce que l’on peut retenir de l’intervention du ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou (photo), sur le sujet à l’Assemblée nationale, mercredi dernier.

Le Niger a un déficit budgétaire actuel de 6,6% (en 2017). Pour ce faire, le pays a signé un programme avec le Fmi visant à descendre sous la barre des 3% de l’Uemoa. « En 2018, nous comptons réduire le déficit à 5,8%. Ce qui équivaut à 298,8 milliards de Fcfa. Donc, il faut chercher près de 300 milliards de Fcfa quelque part pour financer le budget», informe-t-il.

Et pour y arriver, le ministre laisse entendre que l’Etat fera des emprunts (dette intérieure, extérieure) et procédera aussi à des emprunts sur le marché régional.

Cette sortie sous-entend que, d’un autre côté, l’Etat comptera sur l’augmentation des recettes (notamment les impôts).

Surtout que l’argentier dit vouloir se conformer aux normes de l’Uemoa. « En 2019, nous réduirons le déficit à 4,5% du budget. Puis en 2020, nous atteindrons l’objectif communautaire de 3% parce que nous serons à 2,8% en termes de déficit.»

La dette du Niger représentait 36,2% du Pib en 2015 ; 40% en 2016 et 42,7% en 2017. En 2018, l’Etat anticipe un niveau d’endettement à 45,1%.

Guevanis DOH

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