Finances publiques

M. Issoufou sur la tension engendrée par la loi des finances : « Nous ne prônons ni dictature ni autoritarisme »

M. Issoufou sur la tension engendrée par la loi des finances : « Nous ne prônons ni dictature ni autoritarisme »

(Niamey et les 2 jours) - Le Président nigérien a accordé une interview spéciale hier à la télévision nationale. Cette sortie médiatique entre dans le cadre de la présentation du bilan de l’an II de son second mandat.

Si son bilan deux ans après son second mandat est aussi nécessaire, Mahamadou Issoufou (photo) était beaucoup plus attendu sur les questions d’actualité notamment l’atmosphère sociopolitique tendue avec les résistances affichées contre la loi des finances 2018.

Sur le sujet, le successeur de Salou Djibo dit reconnaître le droit de ceux qui contestent ce projet de loi. Toutefois, il reste ferme et ajoute que cette loi répond aux aspirations du peuple nigérien au développement.

Le président a par contre balayé du revers de la main les accusations sur des coups portés aux libertés publiques dans son pays : «Il n’y a pas de dérives autoritaires au Niger comme certains le prétendent. Nous ne prônons ni la dictature, ni l’autoritarisme.», laisse-t-il entendre en ajoutant que le Niger a plutôt besoin de l’unité de ses fils pour créer les conditions d’institutions fortes.

Mahamadou Issoufou est revenu sur d’autres sujets dans différents secteurs notamment la sécurité et l’économie. Il a déclaré que le défi du gouvernement en économie est de maîtriser l’endettement. Pour y arriver, il promet d’œuvrer à l’amélioration du taux de croissance annuelle estimé à 4,2% (avec un taux d’inflation de 6,2%) entre 2016 et 2017 pour protéger le pouvoir d’achat des populations.

Dans le domaine de la sécurité, M. Issoufou informe que le budget alloué à la sécurité représentait 21% du budget national en 2017 pour équiper l’armée à mieux défendre l’intégrité territoriale.

Il a en outre ajouté que son pays ne négociera pas avec Boko Haram pour récupérer les 39 femmes et filles enlevées à Nguelewa (Diffa).

Concernant la force G5 Sahel, il se félicite du financement promis par les bailleurs et met un accent sur la nécessité d’un financement pérenne et l’adoption par l’Onu d’un mandat offensif effectif de la force sahélienne contre les djihadistes.

Une technologie révolutionnaire pour votre future résidence à Niamey

Banner 4

Banner 1

Banner 3

Please publish modules in offcanvas position.