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Un tir de projectile à l’origine de la mort de l’étudiant Mallah Bagalé

Un tir de projectile à l’origine de la mort de l’étudiant Mallah Bagalé

(Niamey et les 2 jours) - Les circonstances du décès de l’étudiant Mallah Bagalé le 10 avril 2017 a longtemps fait l’objet de discorde entre associations estudiantines et forces de l’ordre.

Lors d’un point de presse tenu jeudi dernier, la Commission d’enquête indépendante (Cei) voit la responsabilité de l’armée. La Cei conclut en effet, après les travaux de simulation et de recoupements scientifiques que « Mallah Kelloumi Bagalé a été victime du tir d’un projectile d’un élément non identifié de la Gendarmerie.», ajoutant que « des témoignages concordants soutiennent qu’il était en compagnie de deux autres camarades qui avançaient vers le portail de la cité pensant que les gendarmes s’étaient retirés».

Dans sa déclaration rendue publique, la Cei situe la responsabilité des actes ayant entrainé la tournure violente de la manifestation du 10 avril entre les étudiants, la Gendarmerie, le Gouvernorat de Niamey, le Recteur de l’Université Abdou Moumouni et le ministre de l’Enseignement supérieur. Ce faisant, la commission recommande aux organisations estudiantines le respect effectif de la réglementation en vigueur en matière des manifestations sur les voies publiques ; l’utilisation des voies pacifiques pour l’expression des revendications.

A l’endroit des forces de l’ordre, la Cei recommande la présence de l’autorité civile responsable de l’ordre public territorialement compétente ou de son représentant lors des opérations de maintien de l’ordre conformément aux textes en vigueur; le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité axé sur les droits humains ; le respect des règles de stockage et de mouvement (entrée et sortie) des armes et munitions ; le rappel des règles de base du maintien et du rétablissement de l’ordre ; le déclassement de la grenade lacrymogène Anti-Riot de 38 mm contenant une charge en aluminium en usage au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

Pour la Cei, ce sont le retard dans le paiement des bourses et allocations, les réformes non consensuelles sur l’aide sociale ; le non-recours au cadre de négociations mis en place ; la rupture de dialogue entre les partenaires qui ont été les facteurs explicatifs et amplificateurs de cette manifestation ayant tourné au drame le 10 avril dernier avec mort d’homme et d’importants dégâts matériels.

Guevanis DOH

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