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Les étudiants lancent un mot d’ordre de grève illimitée à partir de ce mardi

Les étudiants lancent un mot d’ordre de grève illimitée à partir de ce mardi

(Niamey et les 2 jours) - La rencontre entre le Président Mahamadou Issoufou et l’Union des scolaires nigériens (Usn), samedi, n’aura visiblement pas suffi pour calmer la tension. Lundi, dans la nuit, le comité directeur de l’Usn a rendu public un communiqué de presse dans lequel il «lance un mot d’ordre national du mardi 18 jusqu’à nouvel ordre pour la suspension de toute forme d’activité académique sur toute l’étendue du territoire national».

Pour le Secrétaire général de l’Usn, Housseini Soumana, ils sont prêts à dialoguer comme promis au sortir de la rencontre avec le Président nigérien, mais ils exigent des préalables. Lesquels préalables sont « la révocation du ministre en charge de l’enseignement supérieur Mohamed Ben Omar de ses fonctions, la libération sans conditions de tous les camarades détenus en prison, la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur l’agression et l’assassinat du camarade Mala Bagalé (étudiant décédé lors de la manifestation du 10 avril 2017, ndlr) afin de châtier toutes les personnes civiles et responsables des forces de défense et de sécurité».

Le communiqué de l’Usn précise en outre que « toute école ou institut privé qui ouvrira ses portes au cours du présent mot d’ordre répondra devant l’histoire».

Cette nouvelle sortie de l’Usn traduit un sentiment de frustration et d’insatisfaction des revendications des mouvements estudiantins. Ceci, deux jours après les discussions tenues avec le Président Mahamadou Issoufou.

Hier, dans la matinée, c’est dans une vive tension que l’étudiant décédé (Mala Bagalé, étudiant en 3eme année de Sociologie) a été inhumé au cimetière Yantala (Niamey).

Jusque là, pas encore de réaction de l’Exécutif, mais les campus universitaires de Niamey et Maradi sont rouverts et les policiers ont libéré les lieux.

Tout a débuté le 10 avril 2017 lorsque l’Usn, n’ayant pas reçu satisfaction des revendications des étudiants, a décidé de manifester. Un mouvement d’humeur qui a mal tourné au vu de la répression qui s’en est suivie. L’on dénombrait un décès, une centaine de blessés, des biens endommagés, plusieurs centaines de personnes interpellées.

Guevanis DOH

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