Education

S’achemine-t-on vers une année blanche dans les universités publiques nigériennes ?

S’achemine-t-on vers une année blanche dans les universités publiques nigériennes ?

(Niamey et les 2 jours) - Le bras de fer entre le gouvernement et le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SNECS) se poursuit et aucune des deux parties ne semble vouloir lâcher prise. Une situation prévisible après le vote par le Parlement, de la loi portant réorganisation du régime général des Etablissements publics à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT) qui met un terme aux élections des recteurs et vice-recteurs des universités publiques par la communauté universitaire.

Malgré les différents appels au dialogue et à l’apaisement, les enseignants ont décidé tout simplement de poursuivre leurs mouvements de grève débutés depuis la rentrée académique de septembre 2018 et reconduit à plusieurs reprises.

Le syndicat a en effet lancé plusieurs nouveaux mots d’ordre de grève depuis la décision du parlement nigérien, invitant tous ses partisans à arrêter toute activité académique afin de d’amener le gouvernement à revenir sur sa décision. Une démarche qui aura du mal à prospérer ce d’autant plus que le gouvernement semble également camper sur sa position de nommer désormais les recteurs et vice-recteurs dans les universités publiques.

Car, pour le gouvernement, il s’agit là de la meilleure option pour assurer le développement des universités du pays, étant donné que la voie électorale est apparue peu efficace dans l’atteinte des objectifs assignés à ces universités.

Les pouvoirs publics affirment en effet que les responsables élus ne disposent pas toujours de l’autorité nécessaire dans la gouvernance de leurs entités académiques parce que tributaires de leur électorat dans la gestion et la prise de décisions.

Aujourd’hui, le SNECS tout comme le ministre de l’Enseignement supérieur, Yahouza Sadissou disent chacun, être ouvert au dialogue en vue de trouver un compromis. Mais, aucun des deux camps ne semble vouloir revoir sa position.

Le bras de fer dans ce sens va donc continuer et c’est l’étudiant qui va en payer le prix. Car, il reste à peine quelques mois pour clôturer l’année académique. Une année 2018-2019 au cours de laquelle, les étudiants auront à peine aperçu leurs enseignants en salle de cours et dans les amphis. Toute chose qui présagerait une année blanche.

Sandrine Gaingne

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