Education

Nafissatou Ide sur la jeune fille : « Il y a des régions dans lesquelles les parents refusent d’envoyer leurs filles à l’école »

Nafissatou Ide sur la jeune fille : « Il y a des régions dans lesquelles les parents refusent d’envoyer leurs filles à l’école »

(Niamey et les 2 jours) - Le taux de scolarisation de la jeune fille est faible au Niger. L’ONG « One », dans son rapport publié en octobre 2017, avait informé que « seulement 17% des filles et des femmes âgées de 15 à 24 ans savent lire et écrire».

Pour l’ONG « Femmes, actions et développement » (FAD) qui fait de la scolarisation de la jeune fille son cheval de bataille, l’Etat fait des efforts pour faciliter l’accès des jeunes filles à l’école, mais les actions sont insuffisantes.  

« L’Etat fait de son mieux, depuis quelques années, on constate une amélioration, mais ce n’est pas suffisant. Il doit créer d’abord les conditions pour que les filles soient protégées des mariages précoces, du harcèlement sexuel en milieu scolaire dont elles sont victimes de la part de leurs camarades garçons, mais aussi de leurs enseignants qui abusent malheureusement des filles », a confié Nafissatou Ide, coordinatrice de l’ONG à Niameyetles2jours.

« Il y a toujours des régions dans lesquelles les parents refusent toujours d’envoyer leurs filles à l’école, ils les forcent à rester à la maison pour des tâches domestiques ou pour les donner en mariage », regrette Mme Ide.

Ce défenseur des droits de la jeune fille juge insuffisant le décret pris en Conseil des ministres, en décembre dernier, pour soutenir la jeune fille et la maintenir à l’école jusqu’à l’âge de 16 ans. « Au-delà de ce décret, nous souhaitons qu’il y ait l’adoption de ce fameux projet de loi qui est un texte juridique et qui donne tous les pouvoirs pour scolariser la jeune fille, la maintenir à l’école jusqu’à l’âge de 16 ans », exhorte-t-elle.

Elle ajoute, en outre, que son organisation mène des caravanes de sensibilisation pour « faire comprendre aux populations, le bien-fondé de ce projet de loi qui n’est pas contraignant, mais que jusque-là les leaders religieux n’ont pas encore accepté ».

En ce qui concerne les violences sur le genre, la Directrice de la promotion de la scolarisation de la jeune fille, Mariama Chipkaou, a laissé entendre dans une interview accordée à Niameyetles2jours que les violences basées sur le genre sont toujours des sujets tabous au Niger. Mais, des dispositions sont en train d’être prises pour que « les auteurs de ces violences perpétrées contre les filles répondent devant la loi. Pendant que nous encourageons, il faut aussi décourager ceux qui sont tentés de commettre des forfaits sur les filles ».

Guevanis DOH

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