UEMOA

Côte d’Ivoire : le taux d’intérêt sur les prêts bancaires contractés par les acquéreurs de logements sociaux baisse à 5,5%

Côte d’Ivoire : le taux d’intérêt sur les prêts bancaires contractés par les acquéreurs de logements sociaux baisse à 5,5%

(Niamey et les 2 jours) - « Le gouvernement a obtenu des banques que les prêts sollicités par les acquéreurs de logements sociaux soient à un taux de 5,5%. Ce taux était de 9,5% auparavant », a déclaré le vendredi 23 février, le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Koné (photo).

Cette annonce a été faite, à l’occasion d’une cérémonie marquant le lancement des nouvelles conditions applicables au guichet du Compte de mobilisation pour l’habitat (CDMH) de Côte d’Ivoire, rapporte une note du Ministère ivoirien de l’économie et des finances. 

Mis en place depuis 1987, en vue de permettre l’amélioration des conditions d’accès à la propriété de l’habitat social, mais aussi de concourir au refinancement des crédits acquéreurs, consentis par les banques et les établissements financiers, le précédent dispositif du CDMH a, selon Adama Koné, montré ses limites en raison de ses coûts jugés « onéreux » pour les banques et pour les ménages.

En effet, ce dispositif prévoyait auparavant un taux d’intérêt du crédit-acquéreur de 9,5% par an pour les clients et un taux d’intérêt annuel de refinancement de 6% pour les banques.

Ainsi, « pour relancer l’attrait des banques au CDMH, le comité de gestion a proposé une révision à la baisse des taux de refinancement et du crédit-acquéreur, afin de soutenir la politique de logement social recherchée par le gouvernement. Je note que le comité a adopté un taux d’intérêt de sortie de 5,5% l’an, assurance y comprise, pour les acquéreurs de logement social et économique », a fait remarquer le ministre ivoirien de l’Economie.

Quant au taux de refinancement pour les banques au guichet du CDMH, il a été réduit à 2%, avec un barème de refinancement de 90% et 95%, en fonction de la durée du prêt. Par ailleurs, seuls les crédits de 11 à 20 ans décaissés totalement sont finançables. 

S’exprimant pour le compte de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI) dont elle assure la vice-présidence, Lala Moulaye a donné l’assurance que les banques vont octroyer les prêts immobiliers aux conditions définies.

A noter que le déficit de logements en Côte d’Ivoire est évalué entre 400 000 et 600 000 unités. Et celui-ci se creuse tous les ans, d’environ 40 000 à 50 000 unités.

Face donc à ce déficit, le gouvernement ivoirien a lancé, en 2012, un programme de logements sociaux visant à la construction de quelque 60 000 résidences destinées à des ménages à revenus faibles et modérés. Une première phase que de nombreux observateurs avaient, toutefois, qualifiée « d’échec » dans la mesure où seulement environ 3000 logements avaient été construits en 2015.

En 2016 cependant, tout en réaffirmant son engagement pour la réussite de ce programme, le gouvernement ivoirien a décidé de porter l’objectif à 150 000 logements à bâtir, d’ici 2020, dont 60% de logements sociaux. Ainsi, pour l’année 2018, ce sont plus de 10 000 logements sociaux qui devraient être livrés, à travers ce programme, selon le ministre ivoirien de la Construction, du Logement, de L’assainissement et de l’Urbanisme, Claude Isaac De.

Une technologie révolutionnaire pour votre future résidence à Niamey

Banner 4

Banner 1

Banner 3

Please publish modules in offcanvas position.