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Le Groupe Bolloré « dément formellement » que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités

Le Groupe Bolloré « dément formellement » que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités

(Niamey et les 2 jours) - Suite à la mise en garde à vue de son Président, le Groupe Bolloré a, dans un communiqué rendu ce jour, réfuté les soupçons de corruption à l’encontre de sa filiale de l’époque SDV Afrique. « Le Groupe Bolloré dément formellement que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence », peut-on lire dans le communiqué. 

Pour le Groupe dirigé par Vincent Bolloré, face à une concurrence forte, ce sont ses capacités financières, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de 30 ans, les investissements qu’il réalise sur le continent africain (plus de 2 milliards d’euros sur les 8 dernières années dont 360 millions pour la seule année 2017, revendique-t-il) qui lui permettent de se voir attribuer des concessions portuaires. 

Par ailleurs, se défend le Groupe Bolloré, « les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le Groupe étant arrivé en seconde position à cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du Président ».

A cet effet, le Groupe Bolloré qui se dit « heureux » de coopérer pleinement avec la justice pour « rétablir la réalité des faits », estime que l’audition de ses dirigeants permettra « d’éclairer utilement la justice sur ces questions qui ont fait l’objet d’une expertise indépendante qui a conclu à la parfaite régularité des opérations ». 

Rappelons que Vincent Bolloré, Président du groupe éponyme, vient d’être placé en garde à vue avec deux autres cadres du groupe dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour des faits présumés de « corruption d’agents publics étrangers ».

Le groupe Bolloré est soupçonné d’avoir facilité l’élection du président guinéen Alpha Condé, et la réélection du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé en 2010, grâce à sa filiale de communication Havas, dirigé par Jean-Philippe Dorent (mis également en examen). La justice française veut savoir si, en contrepartie, les deux dirigeants auraient concédé au groupe français la gestion des terminaux à conteneurs de Lomé et de Conakry.

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