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Le service de la dette en Afrique subsaharienne : entre inquiétudes et malaise

Le service de la dette en Afrique subsaharienne : entre inquiétudes et malaise

(Niamey et les 2 jours) - Au Nigeria, au Gabon et en Angola, le service de la dette devrait absorber plus de 60% des recettes publiques en 2017, ce qui représente un énorme fardeau, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Si ces pays sont signalés par l’institution de Bretton Woods, les autres Etats d’Afrique subsaharienne n’en sont pas moins logés à la même enseigne. Le Fonds remarque que, fin 2016,  la dette publique avait déjà  franchi la barre des 50% du produit intérieur brut (PIB) dans 22 pays, faisant naitre quelques risques budgétaires.

Selon le FMI, les pressions budgétaires constituent de facto, des risques pour le secteur financier déjà affaibli au Nigeria et dans d'autres pays de la région. Cette situation suscite la nécessité pour les dirigeants africains d’amorcer des plans d'assainissement budgétaire sérieux.

Le fardeau de la dette constitue un poids qui réduit considérablement les investissements publics susceptibles de relancer les économies de la région qui continuent de souffrir de la chute des prix des matières premières. Bien que 15 pays sur 45 continuent de connaître une croissance de plus de 5%, la croissance dans l'ensemble de la région dépassera à peine le taux de croissance démographique et, dans 12 pays, représentant plus de 40% de la population de l'Afrique subsaharienne, le revenu par habitant devrait diminuer en 2017.

Une nouvelle accélération de la croissance à 3,4% est attendue en 2018, portée par les investissements. Mais la dynamique d’endettement actuelle est porteuse d’un message peu prometteur : la région risque de manquer encore ce rendez-vous.

Fiacre E. Kakpo

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