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Nigeria: la fermeture des frontières « se poursuivra tant que nous n'obtiendrons pas les résultats escomptés », affirme Abuja

Nigeria: la fermeture des frontières « se poursuivra tant que nous n'obtiendrons pas les résultats escomptés », affirme Abuja

(Niamey et les 2 jours) - Les espoirs d’une réouverture rapide des frontières terrestres entre le Nigeria et ses voisins (notamment le Bénin et le Niger) semblent de plus en plus s’amoindrir. Abuja, par la voix du colonel Hameed Ali (photo), le contrôleur général des douanes, vient en effet de réaffirmer son intention de poursuivre la mesure jusqu’à l’obtention des « résultats escomptés ».

S’exprimant devant les journalistes lundi dernier, le responsable a indiqué que le Nigeria n’avait pas prévu de calendrier pour la réouverture de ses frontières terrestres. Selon le colonel, cette réouverture dépendra des actions des Etats voisins et tant qu’un terrain d’entente ne sera pas trouvé sur les marchandises à importer ou à exporter par voie terrestre, la frontière restera fermée.

« Pour l'instant, toutes les marchandises illégales ou légales restent interdites d'importation au Nigeria par les frontières terrestres. On ne peut pas parler de limite de temps pour l'instant. Elle [la mesure, ndlr] se poursuivra jusqu’à l’obtention des résultats escomptés », a déclaré le colonel Ali, à la presse.

Cette mesure, contraire aux accords de libre circulation des personnes et des biens, signés et ratifiés par le Nigeria, avait été justifiée par le président Buhari par la nécessité de lutter contre la contrebande de produits alimentaires, particulièrement le riz, qui inonde le marché nigérian principalement via la frontière béninoise. La « fermeture partielle » annoncée en août dernier visait donc à protéger la stratégie d’autosuffisance alimentaire promue par le chef de l’Etat nigérian. Une mesure qui s’est depuis, étendue à tous les biens circulant des deux côtés des frontières nigérianes.   

Pour l’instant les discussions entre la première économie d’Afrique et ses voisins semblent ne pas aboutir à un accord. Ce, alors que les effets de cette mesure protectionniste se sont rapidement fait sentir à l’intérieur des frontières nigérianes avec l’augmentation des prix du riz, mais aussi au Togo et au Bénin avec la hausse du prix de l’essence de contrebande et le blocage de nombreuses marchandises en transit vers le Nigeria.

Moutiou Adjibi Nourou

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