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Route transsaharienne : Bamako met le pied à l’étrier pour la construction du tronçon Bourem-Kidal

Route transsaharienne : Bamako met le pied à l’étrier pour la construction du tronçon Bourem-Kidal

(Niamey et les 2 jours) - En Conseil des ministres, le 11 mars dernier, le gouvernement malien a adopté des projets de loi relatifs à la ratification de certains accords de prêt, signé en octobre 2019, avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Fonds Africain de Développement (FAD).

Il s’agit précisément de deux accords relatifs au financement de la construction du tronçon Bourem-Kidal (285 km), deuxième phase du Projet d’Aménagement de la route Transsaharienne (RTS), un corridor intra-africain quittant Lagos pour Alger.

Par le premier accord, la BAD et le FAD accordent au Mali un prêt d’un montant d’environ 18,2 milliards FCFA. Le second financement, fourni par le FAD, porte sur une enveloppe estimée à de plus de 6,6 milliards FCFA.

La réalisation de cette infrastructure, partie intégrante de la branche malienne de la RTS, permettra selon les objectifs, de désenclaver la région de Kidal et de contribuera efficacement au processus de pacification en cours dans les zones du nord du Mali. Aussi devrait-elle contribuer au renforcement des échanges commerciaux entre la région de Kidal et les autres régions du pays ainsi qu’avec l’Algérie voisine.

La RTS, longue de 9022 km dessert six pays (Algérie, Niger, Mali, Nigeria, Tchad et Tunisie). Elle se compose d’un axe principal, Alger-Lagos (4498 km) et de trois axes secondaires : la branche tunisienne (866 km), la branche malienne (2461 km) et la branche tchadienne (1197 km).

Au Mali, sa réalisation est financée notamment par la BAD et ses mécanismes d’appui, l’Union européenne et l’Etat.

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