UEMOA

COP 23 à Bonn : Abdallah Boureima appelle la communauté internationale « à agir encore plus vite et à plus grande échelle »

COP 23 à Bonn : Abdallah Boureima appelle la communauté internationale « à agir encore plus vite et à plus grande échelle »

(Niamey et les 2 jours) - Ce 9 novembre, à Bonn, Abdallah Boureima, président de la Commission de l'UEMOA, a pris la parole au nom de l’UEMOA, de la CEDEAO et de la BOAD, pour rappeler à l’assemblée de la COP 23 que l’Afrique de l’Ouest « est globalement un faible émetteur de carbone mais subit les pires effets des changements climatiques qui entrainent la dégradation des infrastructures, de l’environnement et des moyens d’existence. »

« Bien que les niveaux de vulnérabilité soient différents selon les pays, 6 risques climatiques majeurs ont été identifiés dans l’espace : inondations, sécheresses, vents et pluies violents, chaleurs excessives et élévation du niveau de la mer. Les manifestations de ces risques ont déjà engendré, au cours des trois dernières décennies, de nombreux impacts en l’occurrence la baisse des rendements agricoles, la baisse des niveaux d’eau dans les barrages d’approvisionnement en eau potable, la prolongation de la période d’étiage et la submersion des berges, l’avancée de la mer et la disparition de certaines espèces aquacoles » a déclaré M. Boureima.

En effet, ainsi que le précise l’Accord de Paris, l’essentiel des défis que la sous-région ouest-africaine doit relever a trait aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, à l’agriculture et à la gestion durable des terres, à la gestion intégrée des ressources en eau, à la lutte contre l’érosion côtière, à la gestion des ressources forestières et halieutiques, à la récurrence des maladies climato-sensibles.

Le président de la Commission de l'UEMOA a également saisi cette tribune internationale pour expliquer les avancées importantes de la sous-région en termes d’intégration économique, politique et sociale, à savoir :

  • la construction et le renforcement d’un marché commun basé sur une union douanière et un TEC en vigueur depuis le 1er janvier 2015
  • l’option d’une économie de marché, ouverte et concurrentielle, basée sur la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux ainsi que le droit d’établissement des professions libérales
  • la mise en œuvre des politiques sectorielles communes dans les infrastructures terrestres, ferroviaires et énergétiques, la santé humaine et animale, l’éducation
  • la création d’une monnaie commune dans un proche horizon pour parachever le processus d’intégration économique et monétaire dans l’espace Ouest Africain 

  • des actions communes contre les multiples formes et visages du terrorisme et des divers trafics qui le nourrissent, notamment le trafic de drogue et stupéfiants et des êtres humains, la question de la paix et de la sécurité étant devenue un enjeu primordial dans l’Afrique de l’Ouest et le Sahel
  • et naturellement une feuille de route commune pour mettre en œuvre les engagements des Etats au titre de l’Accord de Paris sur le climat, pour harmoniser les positions des pays membres dans le cadre des négociations internationales sur le climat, et pour mobiliser les financements nécessaires à l’adaptation aux changements climatiques.

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