UEMOA

UEMOA : une croissance ferme à 6,8%, une amélioration du déficit public, mais des fragilités persistent

UEMOA :  une croissance ferme à 6,8%, une amélioration du déficit public, mais des fragilités persistent

(Niamey et les 2 jours) - En dépit des chocs négatifs qui ont récemment ralenti l’activité économique, la croissance régionale des pays membres de l’UEMOA est restée en dessus de la barre des 6% en 2017 pour la 6e année consécutive. Exactement 6,6% en 2017, en progression de 1 point de base par rapport à 2016.

Le rythme de croissance du PIB des 8 pays de l’UEMOA maintient le cap dans une conjoncture internationale encore difficile. Cette évolution est principalement soutenue par la bonne tenue des activités commerciales et des services de transport et télécommunication. Au titre de l'année 2018, le taux de croissance économique est attendu à 6,8%. Toutefois, le principal défi à relever est de parvenir à l’ajustement budgétaire nécessaire à la réduction des déficits nationaux qui sont attendus à 3% en 2019, conformément au critère de convergence.

Le déficit budgétaire devrait s’améliorer   

Les importants besoins de financement observés depuis plusieurs années ont induit un accroissement rapide du taux d’endettement de l’Union qui s’est situé à 44,1% en 2017, en hausse de plus de douze 12 points en cinq ans. Une pression qui a aggravé les déficits budgétaires de l’Union. Cependant, l'analyse de l'exécution des budgets des Etats membres de l'Union, a permis au Conseil des ministres des finances, réuni lors de sa deuxième session ordinaire de l'année, le 29 juin 2018 à Dakar, de projeter une amélioration du déficit budgétaire. De 4,2% du PIB en 2017, il est attendu à 3,8% cette année.

Ainsi, pour conforter l'effort de consolidation budgétaire vers la norme communautaire de 3% du PIB en 2019, le Conseil des Ministres recommande notamment un renforcement de la capacité de mobilisation des recettes fiscales et une amélioration de l'efficience des dépenses publiques au sein de l'Union. La poursuite des investissements indispensables au développement des économies des Etats membres de l'Union, notamment dans les infrastructures, devrait passer prioritairement par une mobilisation accrue des recettes fiscales, afin de préserver la soutenabilité des finances publiques, a préconisé le Conseil.

Une hausse modérée des prix

En ce qui concerne l'évolution des prix dans l'Union, le Conseil note une hausse modérée des prix, avec un taux d’inflation annuel moyen de 0,8% en 2017 contre 0,3% en 2016. Au premier trimestre 2018, l’inflation a atteint 0,9%, « malgré les tensions observées sur les marchés céréaliers dans certains Etats membres de l'Union ».

Critères de convergence : trois pays sur la bonne dynamique.

Examinant l’état de la convergence, le Conseil des Ministres s'est félicité des résultats obtenus en 2017, année au cours de laquelle 3 Etats membres ont respecté l’ensemble des critères de convergence de premier rang, tandis qu’en 2016, aucun Etat n’avait respecté le critère clé, relatif au solde budgétaire global.

Minimiser les risques liés au Partenariat Public Privé (PPP)

Si pour favoriser les gros investissements, l’Uemoa a mis le cap sur les Partenariat public-privé depuis 2012, force est de constater que ce précieux instrument pour mettre en route des projets structurants, capables propulser la dynamique économique, semble livré à des casse-têtes sans précédent.

C’est dans l’optique de pallier ces biais que le Conseil a adopté une recommandation relative aux orientations de politiques économiques pour les Etats membres au titre de l’année 2019. L’objectif de cette recommandation est de minimiser les risques liés au Partenariat Public Privé (PPP). La recommandation vise la prise en compte, par les Etats membres de l'Union, de ces financements dans les analyses de viabilité de la dette publique.

Fiacre E. Kakpo

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