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Ghana : Moody’s table sur de belles perspectives pour l’économie tout en attirant l’attention sur le niveau d’endettement

Ghana : Moody’s table sur de belles perspectives pour l’économie tout en attirant l’attention sur le niveau d’endettement

(Niamey et les 2 jours) - Selon l’agence de notation financière Moody's Investors Service, le profil de crédit du Ghana (B3 Stable) reflète les perspectives d’une forte croissance économique et de réduction des déséquilibres extérieurs en dépit d’une dette publique très élevée, et d’une position budgétaire plus faible.

Pour Elisa Parisi-Capone, vice-présidente de Moody's et coauteure du rapport, « les points forts du Ghana pour les prochaines années sont, entre autres, les fortes perspectives de croissance de son économie diversifiée par rapport à la moyenne régionale, soutenues par les nouveaux développements de champs gaziers et pétroliers. Ses défis restent liés à son taux d'endettement qui est supérieur à 70% du PIB et des indicateurs de l'endettement très bas pour les deux prochaines années».

Depuis 2012, la dette du Ghana a augmenté de près de 25 %, en grande partie à cause des dépassements budgétaires et de la dynamique des devises. En s’appuyant sur les prévisions de déficit budgétaire de Moody's et sur l'hypothèse d'une faible dépréciation du cedi, l'agence de notation projette que la dette publique du Ghana augmentera à 73,2% du PIB en 2017 avant de commencer à reculer l'année suivante. Au même moment, la croissance du PIB réel s'accélérera à 6,1%, puis à 7,5% en 2018 contre 3,5% en 2016. Cette performance sera tirée par l'augmentation de la production de pétrole et de gaz naturel.

D’autre part, le système bancaire ghanéen reste assez liquide et bien capitalisé, avec un ratio de fonds propres (rapport entre les fonds propres et les actifs) de 17,4% en avril 2017, selon l’institution financière. Les principaux risques sont le ratio élevé des prêts non performants et le risque de concentration significatif des prêts dans le secteur de l'énergie.

Mi-juin, le FMI avait tiré la sonnette d’alarme rappelant aux autorités d’Accra, le risque de surendettement qui se profilerait à l’horizon si les instruments de gestion de la dette n’étaient pas utilisés à bon escient.

Fiacre E. Kakpo

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