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Mines

Rencontre à Niamey entre les Nouvelles autorités nigériennes et le patron d’Orano Mining

Rencontre à Niamey entre les Nouvelles autorités nigériennes et le patron d’Orano Mining

(Niamey et les 2 jours) - Le directeur général d’Orano Mining, Nicholas Maes séjourne à Niamey depuis quelques jours. Il a été reçu en début de semaine par le chef du gouvernement Ouhoumoudou Mahamadou. Au centre des échanges, la fermeture de la Compagnie Minière d’Akouta (Cominak) et le projet minier d’Imouraren. 

A sa sortie d’audience, Nicolas Maes a dit apprécier « l’efficacité avec laquelle le gouvernement s’est mis au travail notamment sur le volet minier, ce qui a pu faire que pendant cette période de transition, les questions minières évoluent rapidement », souligne le patron de la branche minière d’Orano.
Ce déplacement de Nicolas Maes à Niamey témoigne de l’intérêt d’Orano Mining pour le Niger qui représente 40 % de ses activités minières dans le monde à travers les mines de la Somaïr et de la Cominak, indique-t-on. Il est d’autant plus justifié que la fermeture de la mine de Cominak le 31 mars dernier, a été mal accueillie dans certains milieux. Aussi, avec le Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, « nous nous sommes félicités de la sérénité avec laquelle s’est déroulée la fermeture de la Cominak et avons partagé nos vues sur la réhabilitation du site et sur la transition sociale et sociétale », a déclaré le patron français d’Orano.


En effet, la réhabilitation du site d’exploitation et le plan social de fermeture constituent deux points au centre d’un bras de fer entre le conseil d’administration de la Cominak et la société civile d’Arlit (cité minière du Niger abritant les mines de la Somaïr et de la Cominak) qui revendique entre autres, l’inclusion des travailleurs sous-traitants de la mine au nombre de 800 dans le plan social.

1 patron

Joint au téléphone par Niamey et les 2 jours, Almoustapha Alhassan, coordinateur de la société civile d’Arlit, explique : « ces 800 travailleurs sous-traitants ont travaillé à la Cominak, au même titre que les 600 travailleurs bénéficiaires des primes de fermeture, durant plus de 20 ans. Ils ont travaillé exactement dans les mêmes conditions que les 600, ils ont été soumis au même rayonnement, au même rythme de poste, au même bruit des engins », s’exclame-t-il. Le leader de la société civile, lui-même ancien employé de la Cominak, ne comprend pas le « deux poids deux mesures »« Pourquoi on donne une prime à 600 travailleurs et pas aux autres ?», s’interroge-t-il.
En effet, le Conseil d’Administration de la Cominak a décidé d’octroyer une prime de fermeture de 20 à 50 millions de francs CFA à 600 travailleurs de cette mine, excluant les 800 autres.


Au-delà de ce sujet, Nicolas Maes a évoqué avec le Premier ministre, le projet minier d’Imouraren, le plus grand gisement d’uranium au monde dont le début d’exploitation a été repoussé à plusieurs reprises du fait de la chute des cours du marché.

Youssouf Sériba



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