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Gouvernance économique

Comment le Niger se prépare à célébrer l’Aïd El-Kebir 

Comment le Niger se prépare à célébrer l’Aïd El-Kebir 

(Niamey et les 2 jours) - Au Niger, plus que quelques heures avant l’Aïd El-Kebir (fête de Tabaski), qui aura lieu le mardi 20 juillet. Les préparatifs de cette fête musulmane symbolisée par le sacrifice du mouton célébrant le Sacrifice d’Abraham, vont bon train, a pu constater une équipe de Niamey et les 2 jours, ce dimanche 18 juillet à Niamey. 

Des broches en bois, des amas de couteaux hachoirs, des sacs de charbon superposés, des ustensiles de cuisine et de grillade exposés aux abords des rues, c’est le décor visible dans toutes les artères de la capitale Niamey depuis quelques jours déjà. C’est un véritable business qui se développe dans tous les coins et recoins de la ville dans le cadre de l’organisation de la Tabaski par les fidèles musulmans. 

 elevage de porc

Au rond-point Yantala dans le 2ème arrondissement de Niamey, il est 17 heures passées de quelques minutes, le marché bat son plein, ils sont nombreux, les jeunes qui se frottent les mains dans le cadre de ce business Tabaski. Issa Boubacar en fait partie, revendeur de nattes (servant au dépeçage du mouton), de broches, des couteaux et du charbon, il se dit satisfait « Dieu merci, le marché est satisfaisant, les clients arrivent massivement, j’ai réalisé un chiffre d’affaires de 100 000 FCFA entre hier et aujourd’hui et j’espère réaliser le double d’ici demain », confie-t-il. 

À quelques pas de l’étalage d'Issa, se trouve Adam Assoumane, il est rémouleur, assis sur son aiguiseur le visage terni par la fatigue, il se confie au micro de Niamey et les 2 jours « quand les clients achètent les couteaux, ils me les passent pour que je les aiguise. Nous aiguisons le couteau à 100 francs et le hachoir à 200 francs », informe Adam qui a réalisé de son côté, 12 000 FCFA de chiffre d’affaires.

Si les revendeurs sont satisfaits du marché, on ne peut pas en dire autant du côté des fidèles musulmans qui viennent se procurer de ces objets indispensables à l’immolation et la cuisson du mouton. Au rond-point Baré dans le 3ème arrondissement, nous avons rencontré Djibo, un retraité accompagné de son fils ; il est venu se procurer des broches pour la grillade de son mouton. Les prix sont très élevés, nous explique-t-il, « les deux broches coûtaient 500 francs l’année dernière ; cette année, c’est à 400 FCFA l’unité. La natte coûte 1000 francs, j’ai négocié jusqu’à 700 FCFA, le vendeur refuse », se désole le père de famille.

De l’avis de quelques opérateurs économiques interrogés, ce business de la Tabaski peut être estimé à plus de 2 milliards FCFA au Niger.
Le prix du mouton est également peu abordable à Niamey. Précisément au marché Tourakou (marché de bétail), il faut environ 100 000 FCFA pour se procurer un mouton de dimension moyenne.
Youssouf Sériba



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