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Agriculture : Les espèces envahissantes font perdre environ 248 milliards $ chaque année au Niger

Agriculture : Les espèces envahissantes font perdre environ 248 milliards $ chaque année au Niger

(Niamey et les 2 jours) - 248 milliards $. C’est le montant astronomique, représentant 16 fois le PIB du pays que les espèces exotiques envahissantes feraient perdre au Niger chaque année. L’information a été rendue publique dans un récent rapport du Centre International pour l’Agriculture et la Bioscience (CABI Agriculture and Bioscience) dans un contexte où des millions de personnes sont menacés d’insécurité alimentaire au Niger et dans le Sahel. L'étude repose sur des données de 2019.

« Le coût élevé nous a surpris. Notre étude démontre qu’il est urgent de prendre des mesures pour atténuer les impacts actuels des espèces exotiques envahissantes et empêcher la propagation de nouvelles espèces exotiques à travers l’Afrique. », a déclaré René Eschen, un chercheur du CABI.

Les espèces exotiques envahissantes sont souvent introduites de façon intentionnelle ou par accident, dans le cadre d’efforts de lutte contre les parasites qui tournent mal. Elles arrivent ainsi à prospérer en absence de leurs prédateurs naturels et causent des dommages écologiques et économiques aux cultures locales. L’étude du CABI indique ainsi que les céréales, les tubercules, les tomates et d’autres légumes ont été les plus durement touchés par ces espèces étrangères.

101 especes envahissantes

D’après les informations, le Niger n’est pas le seul pays touché par cette situation. Le Nigeria perdrait environ 1000 milliards $ par an, selon les chercheurs. Les pertes de la République démocratique du Congo (RDC) sont quant à elles estimées à 317 milliards $ et celles de l’Afrique du Sud à 229 milliards $.

Au total, le continent africain perdrait chaque année 3 500 milliards $ du fait de ces espèces alors que son PIB se situait à environ 2 000 milliards en 2019. 

Pour endiguer les pertes, le centre de recherche a recommandé aux gouvernements d’adopter une approche proactive. « Les investissements visant à trouver des moyens plus efficaces de lutter contre les espèces- y compris la prévention de l’établissement de nouvelles espèces et de la propagation des espèces établies - ainsi que la gestion rentable des espèces répandues en utilisant, par exemple, la lutte biologique, pourraient réduire les coûts de gestion et les pertes de rendement », a déclaré à cet effet, René Eschen.

Notons que l’actuel président Mohamed Bazoum a fait de la diversification de l’économie à travers la relance de l’agriculture l’un des axes principaux du plan de renaissances Acte 3.

Mawulolo Ahlijah


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