TIC

Roaming : la lente marche du continent vers un espace télécom unique pour rapprocher tous les Africains

Rapprocher tous les Africains, le combat quotidien d’Hamadoun Touré, directeur exécutif du secrétariat de Smart Africa. Rapprocher tous les Africains, le combat quotidien d’Hamadoun Touré, directeur exécutif du secrétariat de Smart Africa.

(Niamey et les 2 jours) - Pendant près de deux décennies, le coût élevé des appels et SMS en roaming entre les pays d’Afrique a freiné la croissance des échanges sur le continent. Mais la ténacité de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) à faire chuter les coûts commence à porter des fruits. Depuis 2015, quelques pays ont décidé de former des regroupements télécoms au sein desquels le coût des appels et SMS en itinérance seront réduits progressivement, jusqu’à l’exonération totale. L’idée a séduit et inspire ailleurs.

Aujourd’hui, un abonné Airtel Gabon qui veut appeler depuis le Cameroun vers le Gabon, paye 1089 Fcfa (1,9 dollars US) la minute que ce soit vers un numéro Airtel Gabon ou Gabon Telecom. Au Congo voisin, un abonné MTN qui veut appeler en roaming vers son pays depuis le Cameroun, avec sa SIM MTN Congo, paye également assez cher le coût de la minute de communication bien que le tarif soit tout de même bien plus avantageux que pour l’abonné gabonais. En effet, il dépense 450 Fcfa (79 centimes de dollars US) la minute sur le réseau MTN Congo. Ces coûts de communication ne permettent pas aux citoyens de la sous région Afrique centrale d’échanger pleinement, tant dans leurs relations d’affaires que familiales ou associatives, lorsqu’ils sont en déplacement dans l’un des cinq pays.

1 roaming1Ces coûts ne permettent pas aux populations d’échanger librement.

Pour Jean-Jacques Massima-Landji, le représentant de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour l'Afrique et Madagascar, cette cherté du roaming sous-régional découle d’une divergence entre les procédures et moyens techniques d’acheminement des communications entre les pays de la zone.

Lors du forum régional économique et financier des télécommunications/Tic pour l’Afrique, organisé du 18 au 19 janvier 2016, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’UIT avait une fois de plus appelé les nations africaines à se concerter pour résoudre le problème de la cherté du roaming sur le continent. L’organisation onusienne soutenait que la résolution de ce problème contribuerait à un réel renforcement de la coopération entre les nations et le développement des rapports d’échange et de partenariats Sud-Sud.

L’avènement du projet « One Area Network » le 1er janvier 2015, porté par le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Ouganda est la conséquence des nombreux appels à l’action de l’UIT et la source de la fulgurante croissance actuelle des échanges télécoms entre ces quatre pays.

L’avènement du projet « One Area Network » le 1er janvier 2015, porté par le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Ouganda, tous membres de la Communauté économique d’Afrique de l’Est (EAC), est d’ailleurs la conséquence des nombreux appels à l’action de l’UIT. Le réseau télécom unique d’Afrique de l’Est, pensé depuis 2008, avait été présenté aux 144 participants des 23 pays présents à la rencontre internationale de Côte d’Ivoire par Abdul Musoke, le représentant de la Commission des communications d’Ouganda (UCC), comme la source de la fulgurante croissance actuelle des échanges télécoms entre ces quatre pays. Pour l’UIT qui continue sa bataille pour la chute du coût du roaming en Afrique, à travers le lancement de son initiative « Un monde placé sous le signe de l’itinérance », le reste du continent doit prendre exemple sur l’Afrique de l’Est. C’est pour satisfaire aux attentes de l’agence que chaque sous-région travaille actuellement d’arrache-pied pour l’effectivité d’un roaming plus abordable d’ici 2018. Etat des lieux :

 

 

Afrique de l’Est: les pionniers d’un continent plus accessible

En juillet 2014, en marge du 6ème Sommet d’intégration du corridor Nord, le Kenya, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi avaient décidé de s’allier pour éradiquer progressivement les frais d’itinérance entre eux. Un accord fixant le cadre régional des télécommunications, dénommé « One-Network-Area », avait alors été signé. Depuis le 1er janvier 2015, ledit cadre régional est entré en vigueur au grand bonheur des populations.

En matière de roaming plus léger, l’on peut considérer les pays de la Communautés d’Afrique de l’Est (EAC) comme des pionniers. Ils sont en effet les premiers qui ont réussi à dépasser leurs divergences pour rendre effectif leur projet d’aire télécoms unique. Aujourd’hui, appeler en déplacement au Kenya, Ouganda, Soudan du Sud et Rwanda coûte moins de 30 centimes de dollars.

Cette baisse des coûts, Fred Matiang’i, le secrétaire de cabinet du ministère kényan des technologies de l’information et de la communication, révélait en mars 2016 qu’elle a fait exploser le trafic télécoms international entre le pays et ses voisins de la sous-région. Lors du sommet Connect East Africa, tenu du 21 au 24 mars 2016 à Diani, dans le Comté de Kwale au Kenya, il qualifiait le projet One Area Network de « plus grande réalisation des pays membres de la sous-région », estimant à 35,8 millions le nombre de minutes d’appels passé en roaming du pays vers les autres nations, tandis que le nombre de minutes d’appel passé en roaming depuis les pays de la sous-région vers le Kenya s’élevait à 27,3 millions.

Pour le secrétaire de cabinet du ministère kenyan des TIC, le réseau « One Area » a causé d'énormes changements. Le trafic télécom a explosé à 935% au cours des trois premiers mois de l’année 2016.

Pour le secrétaire de cabinet du ministère kenyan des TIC, le réseau « One Area » a causé d'énormes changements. Le trafic télécom a explosé à 935% au cours des trois premiers mois de l’année 2016. Cependant, bien que l’aire télécoms unique ait montré un succès pour l’intégration sous-régionale par les télécommunications, il n’en demeure pas moins incomplet. La Tanzanie et le Burundi qui devaient suivre le mouvement tardent toujours à se conformer aux directives de la sous-région et limitent quelques peu ses ambitions. S’exprimant sur le sujet, le représentant du ministère kényan des TIC expliquait que le gouvernement tanzanien « est favorable au One Area Network mais il a demandé que cette question puissent être examinée entre le mois de juin et la fin de l'année. Le sujet est traité par l'intermédiaire de l'organisation des communications d’Afrique de l'Est ».
Lors de la rencontre de Kwale, la question de l’intégration des services data et Mobile Money dans le projet One Area Network avait également été abordée. Une directive a d’ailleurs déjà été donnée par les différents chefs d’Etat pour que les ministres des TIC de la sous-région leur présentent une proposition relative à ces deux nouveaux services. La proposition devra aussi être présentée à la banque centrale et au Trésor public de chaque pays concerné.

Pays membres de la CEA
Burundi, Kenya, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie, Ouganda

 

Afrique Australe : la SADC met fin à la surtaxe télécoms, sur le papier

Les ministres et autres acteurs des télécommunications de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC) ont décidé d’accélérer le processus pour la réduction effective des frais de roaming dans la sous-région. C’était du 23 au 28 juin 2015 en Namibie, au cours d’une réunion tenue à Walvis Bay.

Bien qu’aucun calendrier clair n’ait été défini pour l’allègement effectif du tarif de roaming entre les pays d’Afrique australe, les 15 Etats de la sous-région ont tout de même déjà franchi un grand pas dans ce sens. Ils ont décidé tous ensemble d’accélérer le mouvement pour aboutir au roaming réduit, suite à l’appel lancé par l’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA) lors du World Economic Forum, tenu du 03 au 05 juin 2015 à Cape Town en Afrique du Sud. En effet, à Walvis Bay, en Namibie, du 23 au 28 juin 2015, les représentants de la Zambie, du Zimbabwe, de l’île Maurice, de Tanzanie, du Rwanda, d’Afrique du Sud et de Namibie, leaders de la sous-région, ont signé un accord pour initier les travaux d’harmonisation de leurs différentes politiques tarifaire et réglementaire pour l’avènement d’une aire télécoms commune dans la sous-région. Maintenant, il ne leur reste plus qu’à travailler à la réalisation pratique de cette résolution. D’après Tjekero Tweya, le ministre namibien des technologies de l’information et de la communication, la région Afrique australe va aller plus loin pour accentuer les échanges entre les populations. « Nous devons d’aboutir à un tarif unifié qui sera bénéfique à nos populations. Quand nous disons accès à des tarifs abordables ou au roaming, nous parlons au nom de millions de personnes dans notre région, qui nous ont donné le mandat de mettre en place des politiques pour améliorer leurs moyens de subsistance », avait-t-il ajouté.

Les pays de la SADC réfléchissent à la réduction des tarifs d’appel en roaming depuis 2010. Mais c’est seulement depuis 2014 que les négociations sur le sujet ont véritablement pris de l’ampleur.

Pour une compréhension par tous de l’enjeu de la mise en oeuvre d’un espace communautaire sans taxes sur les appels internationaux entrants et sortants, les sociétés télécoms, principales concernées dans le succès du « One Area Network », s’étaient réunies avant les régulateurs télécoms pour échanger sur la faisabilité du projet. Du 1er au 4 mars 2015, Vodacom, Tigo, Orange Econet Wireless, Telma, Orange, Airtel Telkom, et les autres opérateurs présents sur le marché télécoms de la SADC avaient discuté à Kinshasa, en République démocratique du Congo, sur la meilleure manière d’interconnecter par les télécoms toutes les populations de la sous-région et aboutir à des systèmes télécoms ouverts, intégrés et normalisés. Didier Musete, le directeur général de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT), présent à cette rencontre, expliquait d’ailleurs qu’interconnexion et roaming sont des points capitaux pour les opérateurs puisque l’important volume de communications généré entre les pays, suscité par la collaboration inter-réseau des sociétés télécoms, fera gonfler leurs revenus voix et augmentera leurs chiffres d’affaires.

Les pays de la SADC réfléchissent à la réduction des tarifs d’appel en roaming depuis 2010. Mais c’est seulement depuis 2014 que les négociations sur le sujet ont véritablement pris de l’ampleur. La sous-région espère mettre en place le tarif télécoms unifié en itinérance d’ici début 2018.

Pays membres de la SADC
Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Namibie, Afrique du Sud, Maurice, République démocratique du Congo, Madagascar, Seychelles

 

Afrique de l’Ouest: 5 pays ont décidé de passer outre les lenteurs de la sous-région

Le Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso et Guinée avaient signé le 28 novembre 2016 un protocole d’accord sur les principes de base pour la mise en œuvre du projet « free roaming » entre eux. C’était à Abidjan en Côte d’Ivoire. Objectif de cette entente : faire de cette zone télécoms unique une réalité entre les cinq. Aujourd’hui, ce projet qu’ont rejoint le Togo et la Sierra Leone est devenu réalité.

Depuis le 31 mars 2017, les populations du Togo, du Mali, du Burkina Faso, de Guinée et du Sénégal expérimentent un tarif d’appel en déplacement plus bas que par le passé. La Côte d’Ivoire et la Sierra Leone, bien que signataires de ce projet, ne l’appliquent pas encore.

2 Protocole free roaming AfriqueSignature du protocole.

Il est vrai que de l’intitulé du projet, « free roaming », certains ont cru que l’entrée en vigueur du projet marquerait l’exonération immédiate et totale des frais d’itinérance sur les appels, mais ce n’est pas le cas. Le coût des appels émis en déplacement est cependant plus bas que par le passé. Pour ce qui est de la tarification des appels reçus, il y a gratuité, mais dans la limite de 300 unités par mois. Si les populations se sentent quelques peu flouées par rapport à ce que promettait le nom du projet, il n’en demeure pas moins que ce n’est que le premier pas vers la réduction progressive, puis la suppression complète, des frais de roaming entre l’actuel groupe des six.

Le projet « free roaming » qui suit tranquillement son petit bout de chemin, avait été initié par le Sénégal, las d’attendre que la grosse machine qu’est la CEDEAO, surmonte tous les obstacles procéduriers.

Le projet « free roaming » qui suit tranquillement son petit bout de chemin, avait été initié par le Sénégal, las d’attendre que la grosse machine qu’est la CEDEAO, surmonte tous les obstacles procéduriers qui ralentissent la mise en place effective du « free roaming » dans toute la sous-région. L’autorité de régulation des postes et télécommunications du pays (Arpt) poursuit actuellement son opération de séduction afin de rallier davantage de pays de la zone au projet. La Mauritanie, la Gambie, le Niger et le Bénin semblent favorables.

3 cina lawsonCina Lawson, la ministre des Postes et de l’Economie numérique du Togo.

 Le projet « free roaming » a le mérite d’avoir donné un coup de fouet à toute la CEDEAO qui a franchi un pas de plus vers la suppression des tarifs de services télécoms d’appel en itinérance dans toute la sous-région. Réunis du 2 au 6 octobre 2017 à Praia, au Cap-Vert, sous la présidence de Cina Lawson, la ministre des Postes et de l’Economie numérique du Togo, les Etats membres de la CEDEAO ont validé le projet de règlement sur le roaming gratuit.

Pays membres de la Cédéao
Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo

 

Le G5 Sahel s’unit pour bouter le roaming

Bien que déjà membres d’autres projets d’aire télécoms unique, dans leur sous-région respective d’appartenance, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad ont décidé de supprimer les frais de roaming entre eux. L’objectif est d’accentuer, par les télécoms, l’intégration entre les populations qui partagent déjà les mêmes réalités culturelles.

Réunis le 24 novembre 2016 à Ouagadougou, au Burkina Faso, les experts en régulation des télécommunications des pays membres du G5 Sahel ont décidé de supprimer les frais d’itinérance à l’international, entre les différents pays membres. Les représentants de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad ont échangé à cet effet durant leur rencontre qui portait sur l’élaboration de la feuille de route nécessaire à l’atteinte de cet objectif.

Pour le G5 Sahel, la suppression des frais de roaming constitue une décision majeure pour l’intégration des cinq pays.

Le calendrier permettra à chaque pays d’être prêt au même moment, à chacune des étapes du processus de mise en place de l’aire télécoms unifiée. Ainsi, le moment venu pour le lancement effectif du « free roaming », tous les pays seront prêts. Une fois le free roaming établi, chaque titulaire d'un numéro de portable résidant dans l’un des pays membres du G5 Sahel pourra continuer à payer le même tarif que celui pratiqué dans son pays lorsqu'il voyagera dans les quatre autres Etats membres du regroupement. Pour le G5 Sahel, qui a vu le jour le 16 février 2014 à Nouakchott, en Mauritanie, lors d'un sommet des chefs d’Etat de l’Institution, la suppression des frais de roaming constitue une décision majeure pour l’intégration des cinq pays, en harmonie avec celle relative à la suppression des visas, décidée par les Chefs d'Etat, et dont les modalités de mise en œuvre sont déjà en cours d'examen par les ministres des Affaires étrangères.
La suppression de la surtaxe sur les appels internationaux entrants et sortants va contribuer au renforcement de la coopération économique, sécuritaire, culturelle, etc., entre les pays de la zone.

Pays membres du G5 Sahel
Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad

 

Alliance Smart Africa : la zone d’intégration télécoms mixte

L'idée d'une aire télécoms unique, Smart Africa, le regroupement des pays africains qui militent pour le développement socioéconomique du continent via les TIC, l’a adoptée le 31 janvier 2016. C’était à Addis-Abeba, en Ethiopie, lors de la réunion du comité de l’organisation. A travers cette collaboration, les membres aspirent à une plus grande interconnexion des populations africaines.

Lors de la réunion de haut-niveau des ministres des télécoms et des régulateurs télécoms d'Afrique, organisée à Kigali au Rwanda, le 18 avril 2016, les quinze actuels pays membres de l’Alliance Smart Africa ont décidé d’abolir les frais de roaming entre eux. La Côte d’Ivoire, Gabon, Kenya, Mali, Ouganda, Sénégal, Soudan du Sud, Tchad, Angola, Rwanda et Burkina Faso, ont, au cours de cette rencontre, adopté le cadre légal régional indispensable à la mise sur pied de leur aire télécoms commune.

La Côte d’Ivoire, Gabon, Kenya, Mali, Ouganda, Sénégal, Soudan du Sud, Tchad, Angola, Rwanda et Burkina Faso, ont adopté le cadre légal régional indispensable à la mise sur pied de leur aire télécoms commune.

Hamadoun Touré, le directeur exécutif du secrétariat de Smart Africa, expliquait lors de cette réunion de haut-niveau que cette collaboration télécoms contribuera à l’atteinte des objectifs d’intégration du continent africain, comme souhaités par l’Union africaine (UA) lors de sa création. L’ex-secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) a d’ailleurs appelé tous les autres pays membres de l'Union africaine à rejoindre cette initiative dès que possible. Il caresse le rêve d’une Afrique entièrement privée de la surtaxe sur les appels internationaux, pour une plus grande unité des populations qui pourront échanger davantage aisément.

4 bongo kagameLe Gabon et le Rwanda sont les premiers pays qui ont matérialisé le roaming sans frais de l’alliance Smart Africa.

Actuellement, les pays qui sont déjà passés à la matérialisation effective du réseau télécom sans frais de roaming, dans le cadre de l’alliance Smart Africa, c’est le Gabon et le Rwanda. Le 18 juillet 2016, en marge de la 27ème session ordinaire de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenue du 17 au 18 juillet 2016 à Kigali au Rwanda, les deux pays ont signé un accord à cet effet. Se réjouissant de cette avancée, Paul Kagamé, le président de la République du Rwanda, par ailleurs président du comité du Smart Africa, avait expliqué que « connecter nos réseaux et nos marchés participe de la réalisation de l'unité de notre continent ». À sa suite, Sunny Ntayombya, le directeur de la communication d’entreprise de Tigo Rwanda, s’était réjouit de l’initiative prise par les gouvernements du Rwanda et du Gabon de s’allier dans les télécoms car pour lui, « c’est dans notre meilleur intérêt en tant qu’opérateurs télécoms de nous assurer que nos consommateurs sont aptes à appeler à travers le continent africains à un prix abordable ». Il ajoutait que « depuis l’institution du One Area Network en Afrique de l’Est, le nombre d’appels entre les pays de la sous-région s’est accru exponentiellement. Cela prouve qu’il y avait une énorme soif de communications abordables ». Une énorme soif de communications à petits prix qui sera bénéfique aussi bien pour les consommateurs que pour les sociétés télécoms.

Pays membre de l’Alliance Smart Africa
Rwanda, Gabon, Ouganda, Soudan du Sud, Kenya, Sénégal, Mali, Tchad, Angola, Burkina Faso, Djibouti, Côte d’Ivoire, Guinée, Egypte, Bénin.

Dossier réalisé par Muriel EDJO.

Please publish modules in offcanvas position.