Télécoms

En grève, les employés d’Orange Niger revendiquent 18% du chiffre d’affaires réalisé en 2018 par l’entreprise française

En grève, les employés d’Orange Niger revendiquent 18% du chiffre d’affaires réalisé en 2018 par l’entreprise française

(Niamey et les 2 jours) - Les employés d’Orange Niger observent depuis mardi un débrayage. Ils revendiquent 18% du chiffre d’affaires réalisé en 2018 par l’entreprise française. Pour parvenir à leurs fins, ils ont entrepris un certain nombre d’actions coercitives.

« Nous avons déposé un préavis de grève de deux jours, suivie de sit-in, afin de manifester notre mécontentement face à notre employeur qui, malheureusement, après quelques mois de négociations, refuse de respecter un accord salarial. Car, au mois de novembre 2018, au moment où les locaux  de l’entreprise ont été fermés par les autorités fiscales, nous étions sur le point de signer un accord salarial qui devait prendre effet à partir de janvier 2019. Malheureusement, après la réouverture, l’entreprise a lancé un règlement préventif pour se mettre sous protection judiciaire et cela n’a pas permis de reprendre les discussions », relate Hachimou Tounao Ali, employé d’Orange Niger.

Convaincus que cet accord salarial ne pourra pas aboutir, dans un contexte où Orange Niger est sur le départ, les employés souhaitent que l’entreprise française de téléphonie mobile leur verse une prime correspondant à 18% de son chiffre d’affaires réalisé en 2018. « Orange a réalisé 52 milliards FCFA en 2018 et nous lui demandons à juste titre qu’une partie de la richesse que nous avons produite nous soit reversée. On a consacré 11 ans de notre vie à cette entreprise, on a supporté beaucoup de stress depuis la fermeture à aujourd’hui, et l’employeur semble ne pas en tenir compte », poursuit Hachimou Tounao Ali.

Au-delà de cette prime, les employés souhaitent voir leurs emplois sauvegardés après le départ d’Orange.

« On nous a annoncé depuis la semaine derrière l’arrivée d’un repreneur. Et nous espérons qu’avec son arrivée, nous allons préserver nos emplois. Malheureusement, on nous a informés que le repreneur ne va garantir nos emplois que pendant deux ans. Or, le Code du travail du Niger dit qu’en cas de cession ou de transfert, les contrats doivent être sauvegardés sans délai. Nous sommes inquiets », explique  Abdoul Aziz Seydou, Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de télécoms au Niger.  

Au cas où leurs revendications ne seraient pas prises en compte, ces employés entendent reconduire leur mouvement d’humeur la semaine prochaine, pour une durée de quatre jours.

Sandrine Gaingne

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