Mines

Areva rejette les accusations des Ong sur son exploitation de l’Uranium nigérien

Areva rejette les accusations des Ong sur son exploitation de l’Uranium nigérien

(Niamey et les 2 jours) - Dans un communiqué rendu public par la Direction de la communication d’Areva le 14 avril dernier, le groupe informe que « le chiffre avancé par Oxfam d’une baisse de 15 millions d’euros de la redevance minière est infondé. » Pour eux, la redevance au Niger est fixée par « la loi minière en pourcentage du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce pourcentage a été stable en 2014 et 2015, » laisse entrevoir le communiqué qui précise qu’Areva respecte tous les règles de reporting conformément à la loi française.

Le communiqué informe également que pour le Niger, les filiales financièrement « consolidées » par Areva comprennent la Somair (Société des mines de l’Aïr détenue par Areva à hauteur de 63,4%) et la Cominak (Compagnie minière d’Akouta détenue à 34% par Areva). « Somair représente 24% de la production consolidée d’Areva. Compte tenu de ses coûts de production élevés, Somair a accusé une perte en 2014 et n’a donc pas payé d’impôts sur les sociétés en 2015, ni versé de dividendes à Areva et à la société Sopamin (36,6%), société d’Etat du Niger,» ajoute le communiqué qui précise que depuis la création des sociétés Somair et Cominak jusqu’à fin 2014, l’Etat du Niger a bénéficié de retombées économiques des sociétés minières à hauteur de 82% (impôts, redevances, taxes, dividendes).

Jeudi 13 avril 2017, les Ong One, Oxfam et Sherpa ont publié un rapport dans lequel ils concluent que les versements de l’exploitant minier Areva à l’Etat du Niger sont en deçà de l’approvisionnement en uranium dont il (Areva) bénéficie. Ceci, malgré la renégociation des contrats miniers entre l’Etat nigérien et le géant français.

Guevanis DOH

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