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Le Niger se retire de l’ITIE après sa suspension du processus

Le Niger se retire de l’ITIE après sa suspension du processus

(Niamey et les 2 jours) - Retrait du Niger de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) depuis le 25 octobre dernier. L’information a été connue samedi dernier, à l’occasion d’une explication sur le sujet, demandée par le Parlement au ministre des Mines, Moussa Hassane Baraze (photo). 

Le ministre justifie ce retrait par le fait que le Conseil d’administration de l’Itie s’est « mêlé d’une affaire judiciaire au Niger », allusion faite à l’ « Uramium gate », cette affaire à rebondissements liée à une douteuse vente présumée d’uranium. « Le Niger ayant trouvé que cette décision est injuste a quitté l'Itie,» conclut-il. Pour M. Baraze, le Conseil d’administration de l’Itie a établi « un lien entre l’arrestation de certains acteurs de la société civile » et « l'affaire uraniumgate ». 

C’est à la fin du mois d’octobre que le Niger a été suspendu par l’Itie pour « progrès insuffisants ». Les reproches qui lui ont été faites, concernent entre autres, le non-respect des exigences de l’Itie en matière de divulgation des contrats, la restriction des libertés et de l’espace de la société civile, etc. 

Le Niger a adhéré à l’Itie en 2005. L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives est un outil évaluant la transparence dans la gestion des ressources naturelles d’un pays. Elle constitue par ailleurs, un indicateur non négligeable pour les investisseurs. Ce retrait du Niger intervient à un moment où le pays a fait part de sa volonté de réexaminer en 2018 son projet de construction de pipeline pour quadrupler la production du pétrole. 

Le Niger est 4ème producteur mondial de l’uranium. Le pays extrait de l’or à basse échelle tout comme le pétrole dont la production fait 20.000 barils par jour. 

Guevanis DOH

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