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Le Rotab exhorte l’exécutif à revoir les mesures correctives suite à la suspension du pays de l’initiative Itie

Le Rotab exhorte l’exécutif à revoir les mesures correctives suite à la suspension du pays de l’initiative Itie

(Niamey et les 2 jours) - Le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab) a publié un communiqué par rapport à la suspension du Niger de l’initiative Itie pour manque de transparence dans la gouvernance du secteur des industries extractives.

Le Rotab dit être « peiné », mais dit avoir appris « sans grande surprise », la suspension du Niger. Pour cause, cette organisation de la société civile coordonnée par Ali Idrissa (photo), dit avoir plusieurs fois interpellé les autorités sur la mauvaise gestion et le non-respect du cadre légal du secteur extractif.

 « L’opinion nationale et internationale se souviendra encore du plaidoyer et de la mobilisation sociale de la société civile pour la publication au Journal officiel (Jo) de la République des conventions minières Somair et Cominak signées en 2014 entre le gouvernement nigérien et le groupe nucléaire français Areva. A cette date encore, ces conventions ne sont toujours pas publiées au Jo, en violation flagrante de l’article 150 de la constitution.», lit-on dans le communiqué.

Cependant, le Rotab invite le gouvernement et les différents acteurs à œuvrer pour l’application des 23 mesures correctives ayant coûté la suspension du pays ; exhorte les acteurs à étudier dès à présent les recommandations du Conseil d’administration de l’Itie, et enfin demande aux organisations internationales « d’accompagner le Niger dans l’internalisation du processus Itie et la mise en œuvre intégrale des mesures correctives avant le délai des dix-huit (18) mois».

Le Niger a adhéré à l’initiative Itie en 2005, et est devenu « pays candidat » en 2007, avant d’être déclaré « pays conforme » en 2011. C’est sa première évaluation sous ce statut. Et les mesures correctives formulées par le Conseil d’administration de l’initiative, concernent entre autres le non-respect des exigences de l’Itie en matière de divulgation des contrats ; la publication de données sur les versements infranationaux au profit des collectivités territoriales des régions extractives ou encore la restriction des libertés et de l’espace de la société civile, ainsi que l’absence de mécanisme permettant aux voix non représentées dans le groupe multipartite, de se faire entendre dans le cadre du débat national.

Guevanis DOH

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