Finance

L’administrateur provisoire d’Asusu fait le point sur la situation d’endettement critique de l’institution de microfinance

L’administrateur provisoire d’Asusu fait le point sur la situation d’endettement critique de l’institution de microfinance

(Niamey et les 2 jours) - Près de deux mois après sa prise de fonction comme administrateur provisoire de l’institution de microfinance Asusu SA, Amadou Hamani Bachir a tenu à faire le point sur la structure telle qu’il l’a trouvée : états financiers et autres.

Ainsi, l’on apprend que, quand il prenait les rênes de cette structure, il y a environ deux mois, les caisses d’Asusu SA étaient presque vides avec des dettes en bonus. 

« Quand nous sommes arrivés, la trésorerie de l’institution à Niamey était de 8 millions FCFA dans les banques, et 650 000 FCFA dans les caisses. Il est à préciser que sur les 650 000 FCFA, il n’y a que 150 000 FCFA qui étaient utilisables », a expliqué Amadou Hamani Bachir, au cours d’un point de presse donné à Niamey, à la demande du comité mis en place par le ministre des Finances, pour suivre les travaux de l’administrateur provisoire.

A côté de cette « absence » de trésorerie, l’institution ploie sous des dettes. Et à l’heure actuelle, « nous avons un endettement excessif de l’institution. L’encours est de 9 milliards FCFA, mais, en brut, sur toute la période, ils ont emprunté 20 milliards auprès du système bancaire. Les dépôts à terme qui sont en quelque sorte la source des problèmes de la société sont à un peu plus de 10 milliards, constitués de fonds publics, notamment de l’ARTP, la Sonidep, entre autres. Les dépôts à vue étaient de l’ordre de 3 milliards », affirme l’administrateur provisoire.

Et donc, la dette fournisseurs accumulée depuis le début de l’année 2017, cumulait à près de 180 millions FCFA au début du mois de mai, révèle-t-il. Dans le même temps, les échéances d’emprunt au niveau des banques et autres institutions financières au Niger et à l’étranger (Coris bank, BOAD, …) n’avaient pas été respectées et les salaires du mois d’avril n’avaient été payés que partiellement, le 7 mai. Par ailleurs, l’établissement doit des sommes « faramineuses » à l’administration fiscale, relève-t-on.

Autant de griefs que l’administration provisoire devra solutionner pour éviter la faillite à cette IMF qui a été placée sous sa tutelle, le 3 mai dernier. Ce, suite à des irrégularités notées dans la dernière augmentation de son capital social, un système d’information et de gestion non fiable, une dégradation du portefeuille crédit ou encore un fort endettement auprès du système bancaire et de la clientèle. Egalement, le non-respect des ratios prudentiels et le détournement des dépôts de la clientèle.

SG

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