Finance

Hassoumi Massaoudou soutient le maintien du Fcfa

Hassoumi Massaoudou soutient le maintien du Fcfa

(Niamey et les 2 jours) - Le ministre nigérien des Finances a pris part à la réunion semestrielle des ministres des Finances de la zone cfa, tenue la semaine passée à Paris. Hassoumi Massaoudou (photo) a accordé une interview sur place à un quotidien dans lequel il a donné ses impressions sur les critiques actuelles formulées à l’encontre du Fcfa. 

Pour l’argentier nigérien, « la zone franc a des avantages évidents, comme l'illustre la croissance moyenne de 6 % des pays membres, l’an dernier, contre 1,4 % pour le reste du continent». «Elle garantit une convertibilité illimitée de la devise et un taux de change stable, des éléments attractifs pour les investisseurs internationaux, ainsi qu’une  inflation modérée qui protège le revenu et le patrimoine des ménages», a-t-il ajouté. 

Pour lui, la question devrait être abordée sans passion ni œillères idéologiques.  

En ce qui concerne le dépôt de la moitié des réserves de change des pays membres de la zone Cfa au Trésor français, «je rappelle qu'il s'agit en réalité d'un placement rémunéré», laisse-t-il entendre. Et de continuer : «J’entends aussi dire qu'une devise rattachée à l'euro serait le vestige d'un pacte colonial, mais c'est tout à fait courant dans le monde, c'est le cas de 33 pays africains sur 55». 

Quant aux propositions sur une dévaluation ou le fait de lier le Fcfa à un panier de devises, le ministre nigérien des Finances se base sur une étude du Fonds monétaire international (FMI) qui indique que « la valeur du franc cfa correspond aux fondamentaux des économies de la région». «Quant à un panier de devises, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?» s’interroge-t-il. 

« Cette discipline n'empêche d'ailleurs pas la politique de crédit de la Banque centrale de l'Uemoa d'être plus expansionniste que celle de nombre d'autres Banques centrales en Afrique», conclut-il.

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