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Une bagarre entre agriculteurs et éleveurs fait 18 morts et 43 blessés au Niger

Une bagarre entre agriculteurs et éleveurs fait 18 morts et 43 blessés au Niger

(Niamey et les 2 jours) - Une bagarre entre agriculteurs et éleveurs fait 18 morts, 43 blessés et d’importants dégâts matériels, c’est le macabre bilan d’une bagarre entre agriculteurs et éleveurs dans le village de Bangui, une commune rurale située à quelque 550 km à l’est de Niamey dans le département de Madaoua (région de Tahoua).

Le drame est intervenu hier mardi 1er novembre 2016, jour de marché dans ladite localité. D’après plusieurs sources, le conflit fait suite à des dégâts champêtres qui ont été suivis de représailles meurtrières. Plusieurs personnes dont des enfants ont tuées par armes blanches ou brûlées vives dans leurs maisons. La situation n’a pu maîtrisée qu’avec le déploiement des forces de défense et de sécurité. « Le calme est revenu et les patrouilles se poursuivent dans toute la zone pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Des enquêtes sont engagées et tous ceux qui se sont rendus coupables de ces actes atroces seront arrêtés et poursuivis en justice » souligne un communiqué du ministère en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Le Niger est souvent confronté à ces genres de situations qui interviennent généralement en fin de la campagne agricole. On se rappelle encore des événements tragiques de Toda (un village de la région de Maradi) en octobre 1991 avec 103 morts ou plus récemment, en 2012, dans deux villages au nord ouest de Birnin Gaouré (région de Dosso) où plusieurs personnes ont perdu la vie dans les mêmes conditions.

Ces événements surviennent parce que les éleveurs ont besoin de faire paître leur bétail alors que les agriculteurs tardent souvent à enlever leurs récoltes. C’est pourquoi, des cadres de concertation sont créés chaque année pour statuer sur la libération des champs. Le retard dans cette libération des champs est le plus souvent à la base de ces bagarres meurtrières. Malheureusement, ce retard n’est plus le fait des agriculteurs, ces derniers temps, mais dépend aussi des pluies, elles-mêmes affectées par le changement climatique.

M.S.S. 

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